Violences conjugales : la dénonciation, un moyen pour protéger les victimes des troubles mentales (une éditrice)

Kinshasa, 13 septembre 2026 (RDC).- La dénonciation des abus liés aux violences conjugales a été présentée comme un moyen pour protéger les femmes victimes des troubles mentales et de la dépression, selon une note éditoriale d’un magazine virtuel consulté,  dimanche à l’ACP, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).

« Dans la culture africaine, la femme ne quitte pas son foyer pour une trahison. Pourtant, il y a des témoignages anonymes qui nous parviennent. Ceux-ci démontrent que plusieurs femmes victimes des violences conjugales développent une dépression et des charges mentales. Les femmes doivent dénoncer des abus pour se protéger des troubles mentales », a écrit Kikina Mungul Diaka, éditrice du magazine « Le coup de gueule de la femme ».

« Bien que la société pense souvent qu’une femme divorcée mérite de souffrir, se taire ne guérit pas, car une relation qui détruit la femme au lieu de la construire devient toxique pour elle et peut l’exposer à de graves conséquences mentales ou psychologiques », a-t-elle ajouté, précisant le témoignage et la dénonciation de la femme accepte permet à d’autres de se reconnaître et de se mettre à l’abri des violences.

« Chaque jour constitue une victoire,  lorsqu’on dénonce les abus et on refuse de les vivres encore », a dit Mme MungulDiaka. 

Les violences conjugales en RDC sont un fléau répandu, touchant près de la moitié des femmes en couple. Ces violences peuvent entraîner des traumatismes psychologiques profonds chez les femmes, souvent isolées et sans accès aux soins. Le manque des lois spécifiques constitue également un obstacle majeur pour les femmes victimes de ce type de violence. ACP/Dif./Kal./YM

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