65 ans après, l’Agence congolaise de presse demeure un monument de l’histoire nationale (Robert Ludweme)

Kinshasa, 12 août 2025 (ACP).- 1960-2025, l’Agence congolaise de presse (ACP) a accompli 65 années d’existence depuis sa création par feu Emery Patrice Lumumba, le premier Premier ministre du gouvernement mis en place au lendemain de la proclamation de l’indépendance du pays, le 30 juin 1960.

Aujourd’hui, 65 ans après, l’histoire de ce média public liée à celle du Congo libéré du joug colonial, fait de lui un véritable monument de l’histoire nationale.

Les différents actes officiels à sa portée, la succession de différents gouvernements à la tête du pays et tant d’autres faits ayant marqué l’histoire du pays depuis le 30 juin 1960 jusqu’à ce jour font de l’ACP ce monument historique, l’une des sources d’inspiration fiable et objective au profit des historiens et autres chercheurs.  

C’est avec cet Établissement public que le Congo indépendant de Lumumba a commencé à écrire les pages de son histoire.

Patrice Lumumba tenait à tout prix à se défaire du narratif colonial tourné vers les intérêts belges dans la communication pour informer l’opinion,au profit d’un nouveau narratif  nationaliste devant placer les intérêts du Congo à l’avant plan.

Pour le natif d’Onalua, actuelle Lumumbaville, dans le territoire de Katako-Kombe (Sankuru), les médias possèdent à tous points de vue un pouvoir capable de faire et de défaire l’opinion.

Voilà pourquoi la gestion de l’ACP a été confiée à un fils du pays en la personne de Matthieu Ekathu. Certes, la tâche n’a pas été aisée au début, mais il a fallu faire preuve d’engagement et de détermination de la part des collaborateurs du nouveau mandataire pour surmonter progressivement des obstacles et maintenir allumée la flamme de cette Agence de presse avec moins de 100 unités.

Ils avaient pour mission de rechercher ou collecter des informations fiables tant en RDC qu’à l’étranger ; assurer l’existence d’un réseau d’établissement public et mettre les informations à la disposition de ses usagers. Jusqu’à ces jours, l’ACP a gardé sa position médiane et impartiale dans le traitement de ses informations en toute objectivité.

De l’Agence télégraphique à l’Information en ligne

Jean-Médard Liwoso, Directeur général adjoint de l’ACP

L’Agence de la RDC n’est pas sortie du néant. Avant l’indépendance, il y avait au pays l’Agence Belga. Celle-ci est issue de l’Agence télégraphique de l’Essor du Congo, (Essorial). Elle assurait pendant la période coloniale la transmission des nouvelles entre la Belgique et l’Afrique centrale en 1927. En 1947, la presse congolaise Belge (Prescobel) prit la relève d’Essorial qui inaugura la première liaison télégraphique entre Elisabethville (Lubumbashi) et Bruxelles.

En 1947, Prescobel céda la place à l’Agence Belga jusqu’à l’accession du pays à l’indépendance, le 30 juin 1960. 65 ans après, l’ACP a subi plusieurs mutations en s’adaptant à l’évolution technologique et passant de la télégraphie au numérique.

De moins de 100 agents et cadres, l’ACP en compte aujourd’hui plus de 1.000. Elle est présente dans la quasi-totalité des provinces du pays.

Le Kasaï et le Haut-Uele comptent parmi les dernières nées des directions provinciales. Son âge d’or a été atteint sous le règne de Mobutu qui a doté l’Agence notamment d’un siège central, un imposant bâtiment, symbole de la fierté nationale.

A ce jour, l’Agence est dirigée par Bienvenu-Marie Bakumanya et Jean-Médard Liwoso respectivement, Directeur général et Directeur général adjoint. Ce duo a apporté des innovations remarquables en termes de réforme de l’écriture d’agence, de diffusion des informations en temps réel, de visibilité de l’ACP et de sa digitalisation.

Sous sa houlette, ce média public a noué plusieurs partenariats avec d’autres Agences, sans compter l’ouverture des représentations de Bruxelles et Rome. ACP/

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