Affaire ex-ministre du Tourisme : le réquisitoire et la plaidoirie fixés au  27 mars

Kinshasa, 22 mars 2024(ACP).- Le réquisitoire et la plaidoirie dans l’affaire Modero Nsimba, ex-ministre du Tourisme comparu jeudi et vendredi pour propagation de  faux  bruits, sont attendus mercredi 27 mars  à la Cour de cassation de la République démocratique du Congo.

L’audience publique en procédure de flagrance de la Cour de cassation de la République démocratique du Congo, dans l’affaire Modero Nsimba  « est  renvoyée au mercredi 27 mars,  pour permettre à la défense de préparer la plaidoirie et au ministère public, de mettre à jour son réquisitoire », a décidé la Cour.

 « Tirez  les conséquences de droit et préparez-vous pour la plaidoirie. Que le ministère public se prépare aussi pour son réquisitoire», a dit le juge président.

« Le prévenu Modero Nsimba a fait des déclarations graves dans lesquelles il a imputé la mort de Chérubin Okende à trois personnes citées nommément. Notamment le général Christian Ndaywell, Christian Tshisekedi et Jacques Tshisekedi. Cet audio a largement été partagé dans les réseaux sociaux », a fait observer auparavant le ministère public devant le juge.

Propos rejetés par le prévenu : «Moi je le répète, je n’ai jamais tenu ces propos. Aujourd’hui la technologie donne la possibilité à tout le monde de faire ce qu’il peut. Je n’ai jamais reconnu cet audio comme venant de moi-même. J’ai échangé avec mon Attachée de presse sur une publication de Jeune Afrique relative à la mort de Chérubin Okende ».

Répondant à la question de la cour sur la conversation avec son collaborateur, le prévenu a dit: «Mon commentaire a porté sur le dysfonctionnement entre nos services de renseignements à travers l’article de Jeune Afrique. Je n’ai cité le nom de personne ».

Le prévenu Modero Nsimba a été appuyé dans sa position par le collectif des avocats qui a insisté pour  que l’OPJ(Officier de police judiciaire) qui a verbalisé son client comparaisse devant la Cour muni du téléphone contenant le son auditionné.

« C’est un faux débat qui vise à faire traîner le procès », a répliqué l’organe de la loi.

« Nous avons présenté un support contenant l’audio du prévenu avec un procès-verbal signé, en bonne et due forme», a fait remarquer le ministère public.

Parmi les objets du prévenu Modero Nsimba saisis, la cour a présenté le téléphone, l’agenda et le passeport lui appartenant. ACP/Wambole

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