« Agression rwandaise : la RDC ne lâchera pas face à l’ampleur des violences subies » (Première ministre)

Kinshasa, 14 mars 2026 (ACP).- La République démocratique du Congo ne lâchera pas face à l’ampleur des violences subies par les femmes  de l’Est du pays, en raison de l’agression du Rwanda et ses supplétifs du M23, a déclaré à l’ACP, la Première ministre, à son retour à Kinshasa en provenance des États-Unis d’Amérique. 

« Je pense qu’à partir du moment où il y a d’autres pays comme l’Ukraine qui subit des violences, mais je peux vous dire l’ampleur par rapport à ce que nos mamans, nos sœurs, nos filles ont vécu ici en République démocratique du Congo. Il n’y a pas commune mesure.  On peut voir au moins dans les chiffres la différence et on peut nous entendre », a dit Mme Suminwa.

« La communauté internationale est aujourd’hui face à des responsabilités par rapport à cette problématique-là.

Bien entendu, aujourd’hui, les auteurs sont connus de manière générale. On peut continuer sur l’identification individuelle, mais il y a des responsables globaux, le Rwanda et l’AFC-M23 et, pour  nous, il faut continuer de manière à ce que les sanctions soient  menées contre eux. 

C’est ça notre réalité, et nous n’allons pas lâcher.  Nous allons continuer sur ça », a-t-elle ajouté. 

Lors de son séjour aux USA, la Première ministre a eu des échanges avec différentes personnalités, notamment  avec Pramila Patten, représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit.

Au cours de leur rencontre, la Cheffe du Gouvernement avait a exigé de la communauté internationale des sanctions contre les auteurs des violences sexuelles commises dans l’Est du pays.

« Il est tout à fait inadmissible que nous puissions accepter, alors que nous nous positionnons pour lutter contre ces violences, que des pays qui commettent ces violences faites à la femme occupent des positions de décision dans certains organes des Nations unies (…) Il faut que la justice fonctionne, il faut que des sanctions soient prises, il faut que les femmes qui subissent ces violences aient accès à la justice », avait déclaré la Première ministre.

Pour Madame Suminwa, il est temps que la communauté internationale respecte ses engagements, en appliquant toutes les sanctions, afin de mettre fin à ces atrocités et que les auteurs de ces actes odieux soient mis devant leurs responsabilités.

 « Chez nous, nous avons commencé ce processus avec, notamment le Fonds national des réparations des victimes), (Fonarev), mais les pays ou les groupes armés qui commettent ces exactions doivent également être sanctionnés », avait-elle insisté. ACP/C.L.

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