Kinshasa, 11 décembre 2025 (ACP).- Le rapport de la Commission économique, financière et contrôle budgétaire (Ecofin-CB) de l’Assemblée nationale sur le projet de loi de finances 2026 a été déclaré recevable, au cours d’une plénière, mercredi au Palais du peuple à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, selon un communiqué reçu jeudi.
« Sous la conduite du président de l’Assemblée nationale, l’honorable Aimé Boji Sangara, la séance plénière du mercredi 10 décembre 2025 a été consacrée à l’examen et adoption du rapport de la Commission économique, financière et contrôle budgétaire (Ecofin-CB) relatif au projet de loi de finances pour l’exercice 2026, après son adoption article par article par les élus nationaux. Sur 430 députés qui ont pris part au vote, 428 ont voté pour, deux (2) contre et aucune abstention », a-t-on lu.
Présentant l’économie du rapport relatif à l’examen dudit projet de loi de finances 2026, le président de la Commission Ecofin-CB, Guy Mafuta, a indiqué que ce texte aura la particularité de voir le cadrage macroéconomique changé. « Lorsque le Gouvernement avait déposé, au mois de septembre dernier, le projet de loi de finances exercice 2026, le franc congolais se changeait à 2900 Fc, mais aujourd’hui, le franc congolais se change à 2100, 2200 Fc », a-t-il dit, avant de préciser que le taux de change, qui est un indicateur du cadre macroéconomique, a sensiblement bougé. Ceci, a dit Guy Mafuta, va entraîner la restructuration de ce cadrage.
« L’Ecofin, qui a reçu ce projet de loi, a dû à nouveau travailler avec le Gouvernement qui produit un nouveau cadrage qui cadre avec le FMI. Nous avons un nouveau cadrage macroéconomique avec un taux budgétaire de 2400 Fc et une prévision budgétaire de 2600fc », a souligné le président de la Commission Ecofin.
S’agissant des budgets annexes et des comptes spéciaux, le Gouvernement table sur un accroissement de leurs recettes en 2026, respectivement de 6,6% et 9,0%, a déclaré le député Guy Mafuta.
D’après lui, cela serait dû à une bonne gestion des actes générateurs des recettes des établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire, des hôpitaux généraux de référence et des organismes auxiliaires reclassés en budgets annexes, ainsi que des opérations des comptes d’affectation spéciale répertoriés.
« Pour les dépenses du projet de budget exercice 2026, la Commission note un accroissement des prévisions de 7,2% par rapport à la loi de finances rectificative 2025, passant de 50 691,8 milliards CDF à 54 335,7 milliards CDF. Cette situation est tributaire de l’augmentation attendue du budget général de 7,0% », a renchéri Guy Mafuta.
Concernant les priorités de l’État après un examen approfondi du projet de loi de finances exercice 2026, la Commission a pu obtenir les réajustements de certaines dépenses, entre autres, le principal de la dette extérieure augmente de 70 % tandis que les frais financiers y relatifs de 55,5%; la dette extérieure augmente à 19,5%; les dépenses de personnel du Pouvoir central augmentent de 13,9%, tandis que celles des provinces augmentent de 22,1%; et la TVA remboursable augmente de 38,7℅.
Quelques recommandations

Au vu des difficultés rencontrées lors des travaux, la Commission Ecofin-CB a recommandé au Gouvernement d’œuvrer sans relâche, pour la recherche des ressources supplémentaires devant financer d’autres priorités, tels que les réformes, la mise à la retraite, la contrepartie des projets et le recensement.
Lors du débat général, Garry Sakata, élu de Bagata dans la province du Kwilu, a félicité les membres de la Commission pour le travail abattu et proposé la maximisation des taxes sur les télécommunications.
Le député national Alain Katenda, élu du territoire de Mutshatsha, dans la province du Lualaba, a, quant à lui, dénoncé l’omission, dans le budget 2026, de la route Kolwezi-Dilolo.
Plusieurs députés nationaux ont, séance tenante, formulé quelques motions d’information concernant la situation socio-économique qui prévaut dans leurs circonscriptions électorales respectives.
ACP/JF

