Certification professionnelle : le gouvernement congolais reprend l’exclusivité de la délivrance des titres

Kinshasa, 02 juillet 2026 (ACP).- Le gouvernement de la République démocratique du Congo a mis fin au désordre dans la délivrance des diplômes de formation professionnelle  pour garantir qualité, traçabilité et faire de  ce secteur, un  levier d’employabilité,  jeudi à Kinshasa, lors d’une réunion du Comité de Pilotage.

« Cela est parti du constat que la délivrance des titres était un peu éparpillée, chacun dans son coin, chacun dans son secteur, chaque  organisation ou confession religieuse pouvait livrer à elle seule, un titre. Même si la Formation professionnelle pouvait avoir un contenu très appréciable, mais  cela a des répercussions néfastes au niveau de l’employabilité. Un titre qui n’est pas décerné par  le gouvernement, n’est pas vraiment pris en compte par les sociétés ou des investisseurs», a déclaré Marc Ekila,  ministre d’État de la Formation professionnelle.

Cette rencontre avait pour objectif clair, « l’État  reprend l’exclusivité de la certification ».
La réforme met   un accent particulier sur  l’exigence de qualité, de confiance et de traçabilité. La future banque de données sera entièrement numérisée avec l’appui technique de Pareza. Chaque bénéficiaire d’un diplôme recevra également une carte à puce sécurisée, infalsifiable et directement liée au registre national.

« Le gouvernement a lancé le processus de mise en œuvre du Projet national de certification Professionnelle et de la Validation des Acquis de l’Expérience(VAE) avec un titre unique, une banque de données nationale et une carte à puce sécurisée», a ajouté le ministre.


«Avec ce projet dont le lancement officiel  est attendu dans  les 30 jours, le ministère de tutelle assure le contrôle des standards, du contenu et de la valeur des diplômes délivrés sur l’ensemble du territoire national »,  a indiqué M.  Ekila.

Il a expliqué que ce dispositif,  vient matérialiser la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, celle du peuple d’abord,  dans son volet formation professionnelle et vise  à rassurer les employeurs et partenaires techniques sur la fiabilité des compétences certifiées, conformément à un référentiel national. Il  va  également mettre un terme à la prolifération des faux diplômes et au fonctionnement des centres non agréés, avec l’appui des services de sécurité.

Pour lui, l’uniformisation des titres et le recouvrement de cette prérogative par l’État constituent un acte de souveraineté économique. L’ambition est de faire passer la formation professionnelle, longtemps dominée par l’informel, au rang de véritable levier d’employabilité et de développement.

Plusieurs personnalités ont pris part à ces assises, dont Freddy-David Lukaso, Conseiller principal du Chef de l’État au Collège PTNTIC et Point Focal du cabinet présidentiel au ministère de la Formation professionnelle, l’Inspecteur général à la Formation professionnelle, ainsi que des experts des structures impliquées.
Le groupe technologique panafricain Pareza, chargé de l’appui technique, était également représenté par son Directeur du développement des Affaires et des projets. ACP/Ng

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