RDC : traçabilité des minerais   et valorisation du cacao congolais en examen au Sénat

Kinshasa, 2 juillet 2026 (ACP).- L’examen de deux projets de loi, l’un portant Accord du Partenariat Economique Global (APEG) pour la traçabilité des minerais congolais   et l’autre sur le Cacao, est annoncé à la plénière de ce vendredi au Sénat de la République démocratique du Congo, selon un communiqué consulté jeudi.

« L’ordre du jour comporte deux points, à savoir : l’Economie du Projet de loi autorisant la ratification de l’Accord sur le Partenariat Economique Global (APEG), (pour la traçabilité des minerais), signé à Abou Dhabi en date du 02 février 2026 avec les Emirats Arabes Unis ainsi que l’Economie du Projet de loi autorisant la ratification du Nouvel Accord International sur le Cacao (AIC) signé en date du 02 juin 2026 à Abidjan en Côte d’Ivoire », annonce le communiqué signé par la Rapporteure de la Chambre haute du Parlement, la sénatrice Néfertiti Ngudianza.

De l’Accord international sur le Cacao- ICCO signé à Abidjan 

Valorisant la filière cacao en République Démocratique du Congo avec la protection des producteurs locaux, le Gouvernement congolais par l’entremise du Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku, a procédé le mardi 2 juin 2026 à Abidjan en Côte d’Ivoire, à la signature de l’Accord International sur le Cacao-ICCO.

Julien Paluku, ministre du Commerce extérieur

Cet Accord vise, selon l’exposé de motif de ce projet de loi consulté, à réguler le marché de cacao et à mobiliser des fonds pour accompagner les producteurs.

Il s’agit d’un accord stratégique qui se focalise au tour de 7 axes majeurs notamment, l’augmentation des revenus des producteurs, l’amélioration de l’empreinte environnementale de la filière cacao, l’encouragement du traitement du cacao dans les pays producteurs, la promotion des produits fabriqués à base de cacao, la production des informations statistiques et le développement de l’industrie du cacao en lien avec les exigences rurales.

Pour le ministre sectoriel, l’adhésion de la RDC constitue une opportunité majeure pour structurer la filière cacaoyère nationale et affirmer sa position sur le marché international. Avec cet Accord, le pays va participer désormais à la prise de grandes décisions mondiales sur les orientations et la régulation du marché de cacao, notamment accéder aux statistiques officielles et confidentielles et prospectives de l’ICCO , siéger dans des commissions et comités stratégiques pour défendre les intérêts congolais, renforcer qualitativement et quantitativement les exportations du cacao made in DRC et bénéficier de l’assistance de l’ICCO pour la conception, l’exécution et la recherche de financements pour les projets cacaoyers en RDC, tout en ajoutant que les volumes de cacao exportés par la RDC sont passés de 47.346 tonnes en 2021 à plus de 92.220 tonnes en 2025, selon les données de l’INS.

L’ICCO est une organisation intergouvernementale composée de 51 pays membres dont des exportateurs et importateurs de cacao.

La RDC déterminée à renforcer la traçabilité de ses minerais

L’on se rappellera que la RDC et les Émirats arabes unis avaient signé un Accord de partenariat économique global (APEG), en présence du président émirati Mohamed ben Zayed Al Nahyane et de son homologue congolais Félix-Antoine Tshisekedi.

Présenté comme un instrument de transparence, l’accord est décrit par ses promoteurs comme visant à « briser les réseaux mafieux » à travers la formalisation des échanges économiques entre les deux pays.

L’APEG est présenté comme structuré autour de trois axes majeurs, dont un pilier consacré aux mines et à la diplomatie économique. Dans ce cadre, le texte met en avant le renforcement de la traçabilité des minerais, la sécurisation des chaînes de valeur minières par des investissements coordonnés, ainsi que la promotion de la transformation locale, avec l’objectif affiché de positionner la RDC au-delà de son rôle de producteur de matières premières. ACP/Célestin Lutete

Fil d'actualités

Sur le même sujet