Kinshasa, 11 février 2026(ACP).- La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco) est prête à commencer la vérification du cessez-le-feu dans l’est du pays, d’après le Secrétaire général adjoint des Nations unies, reçu mardi par le Président congolais, à Kinshasa, selon la Présidence congolaise.
« Nous sommes prêts à commencer dès maintenant par la zone d’Uvira d’où le M23 s’est retiré. Dès que les conditions de sécurité pour nos vols seront réunies, la Monusco va y déployer tous les éléments nécessaires en liaison avec le mécanisme de vérification qui associe d’autres partenaires internationaux », a indiqué Jean Pierre Lacroix.
L’entretien a porté sur le rôle de la Monusco dans l’opérationnalisation du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu convenu à la fois dans le cadre de l’accord de paix de Washington et du processus de Doha, conformément aux résolutions 2773 (2025) et 2808 (2025) du Conseil de sécurité, d’après la Présidence.
Pour cette haute perssonnalité onusienne, « le respect et la mise en œuvre du cessez-le-feu sont une étape indispensable pour que l’aide humanitaire puisse être livrée aux populations de manière plus conforme aux besoins».
Aux termes de la résolution 2808 du Conseil de sécurité prorogeant le mandat de la Monsusco, la Mission est chargée notamment de réaliser les objectifs fixés par la résolution 2773 (2025), de contribuer à la stabilisation et au renforcement des institutions de l’État en RDC; et de soutenir la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent entre les parties.
La résolution 2808 précise également que le renforcement de la présence de l’État dans les zones de conflit, principalement dans l’Est du pays, est une condition indispensable pour une paix durable en RDC.
« Le Conseil a ouvert la voie pour que la Monusco joue pleinement ce rôle d’appui à la mise en œuvre du cessez-le-feu. Notre appel, c’est que tous les protagonistes s’engagent pleinement dans la voie de la pacification et du retour de la stabilité », a souligné Jean-Pierre Lacroix.
Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix a fait savoir que des recommandations seront faites au Conseil de sécurité des Nations Unies pour que la Monusco aille plus loin sur cette question du cessez-le-feu.
« Parallèlement, la Monusco continue de faire son travail de protection des civils, en liaison avec les autorités nationales, en Ituri, mais également au Nord-Kivu », a-t-il rajouté.
Enfin, M. Lacroix, qui se rendra ce mercredi à Beni, au Nord-Kivu, a salué « l’excellente coopération avec les autorités congolaises ».
Lors de l’audience que lui a accordée le Chef de l’État Félix Tshisekedi, M. Lacroix était accompagné de Madame Vivian van de Perre, Cheffe intérimaire de la Monusco depuis fin décembre 2025.
La question du cessez-le-feu et du mécanisme de suivi et de vérification de sa mise en œuvre a été aussi abordée lors d’un sommet lundi, à Luanda, en Angola, réunissant les Présidents angolais Joo Laucenco, Félix Tshisekedi de la RDC et un groupe des facilitateurs désignés de l’Union africaine (UA) dans la résolution de la crise sécuritaire dans l’est du pays.
Le sommet avait non seulement invité les parties concernées au cessez-le-feu qui devra entrer en vigueur, à un délai à convenir, mais aussi et surtout, il les avait encouragées à accélérer le mécanisme de vérification de cette opération.
Avant d’être reçu par le Président Tshisekedi, M. La Lacroix avait d’abord pris part à une réunion de travail avec la Première ministre, axée sur l’évolution de cette crise sécuritaire et l’évolution des démarches diplomatiques. Les discussions ont particulièrement porté sur les moyens de mise en œuvre des engagements pris à Washington et à Doha. Cette haute personnalité avait été reçue également par le Chef de l’État en septembre de l’année passée, à la Cité de l’UA. Ils avaient échangé sur les défis qui freinent le retour effectif de la paix dans la partie orientale du de la RDC. ACP/UKB

