CIRGL : la RDC exige des résultats concrets pour la paix dans les Grands Lacs

Kinshasa, 20 octobre 2026 (ACP).- Le ministre de l’Intégration régionale de la République démocratique du Congo(RDC),  a appelé lundi à Lusaka les États membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) à traduire leurs engagements en actions concrètes pour une paix durable dans les Grands Lacs, selon un communiqué parvenu mardi à l’ACP.

« L’utilité de la CIRGL n’est pas à évaluer à l’aune du nombre de réunions tenues, mais plutôt de la contribution effective de notre institution à la création des conditions de sécurité, de stabilité et de développement durables entre les États membres », a déclaré Floribert Anzuluni, ministre de l’Intégration régionale et président en exercice du Comité interministériel régional (CIMR), lors de sa 20 ème session ordinaire tenue lundi en Zambie.

Face à la persistance des conflits armés, aux actes d’agression, à la détérioration de la situation humanitaire et à l’exploitation illégale des ressources naturelles, le ministre congolais a plaidé pour un renforcement des mécanismes régionaux de prévention des conflits et une amélioration de la gouvernance de l’organisation.

Il a également insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les femmes et les jeunes dans les processus de paix, conformément aux engagements pris dans le cadre du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs, signé le 15 décembre 2006 à Nairobi, au Kenya.

« La paix et l’intégration économique régionale dans les Grands Lacs africains sont encore possibles », a affirmé M. Anzuluni, appelant les États membres à faire preuve de volonté politique pour traduire leurs engagements en avancées tangibles au bénéfice des populations.

Dans cette perspective, la RDC envisage d’organiser un forum régional réunissant la société civile, les femmes, les jeunes et le secteur privé, afin de renforcer leur participation à la mise en œuvre du Pacte de la CIRGL.

Au terme des travaux de lundi, le CIMR a validé le recrutement du Congolais Bovy Manzita au poste de secrétaire exécutif adjoint de la CIRGL, une décision présentée comme une avancée diplomatique pour la RDC, qui assure la présidence de cette institution régionale.

Initialement prévues à Kinshasa, les assises ont été délocalisées à Lusaka, en Zambie, en raison de l’épidémie d’Ebola touchant une partie du territoire congolais. ACP/

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