Kinshasa, 20 octobre 2026 (ACP).- L’implication des autorités provinciales du Maniema, dans le Centre-Est de la République démocratique du Congo (RDC), pour commémorer les massacres de Kabambare survenus en octobre 2002 a été sollicitée par une organisation de journalistes, selon un communiqué parvenu mardi à l’ACP.
« Cette rencontre a été l’occasion d’aborder l’importance du devoir de mémoire et la nécessité de préserver le souvenir des victimes de ces événements tragiques. À travers cette démarche, l’UJRG-RDC entend encourager une mobilisation autour de la commémoration, afin que les souffrances des populations touchées ne soient ni oubliées ni reléguées au silence », a-t-on lu dans le communiqué de l’Union des journalistes pour la reconnaissance du génocide et l’appropriation du Genocost en RDC (UJRG-RDC).
Selon ce document, cette démarche a été au centre d’une audience accordée par le gouverneur du Maniema au coordonnateur de cette structure, autour de la préparation des activités commémoratives consacrées aux victimes de ces violences.
« À travers cette initiative, l’UJRG-RDC a entendu mobiliser les différents acteurs autour de la commémoration de ces massacres, tout en encourageant la reconnaissance des souffrances endurées par les populations touchées et leurs familles », a indiqué la source.
Transmettre la mémoire aux jeunes générations
L’UJRG-RDC a également mis en avant l’importance de transmettre aux jeunes générations la mémoire de ces événements, dans le but de favoriser une meilleure connaissance de l’histoire et de renforcer les valeurs de paix et de respect de la dignité humaine.
Les massacres de Kabambare, survenus en octobre 2002 dans la province du Maniema, s’inscrivent dans le contexte des conflits armés qui ont marqué la RDC au début des années 2000. Cette période a été caractérisée par des affrontements entre groupes armés, qui ont entraîné de graves violences contre les populations civiles dans plusieurs régions du pays.
La commémoration de ces événements vise à honorer la mémoire des victimes, à reconnaître les souffrances des populations touchées et à préserver le souvenir de ces violences. Elle s’inscrit également dans la démarche du Genocost, qui consiste à rendre hommage aux victimes des violences liées aux conflits en RDC et à promouvoir la reconnaissance des souffrances subies par les populations congolaises. ACP/BIA

