Kinshasa, 23 octobre 2026(ACP).- La question sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo(RDC) , a été qualifiée de déterminante pour la mise en œuvre optimale du programme d’intégration économique régional, lors de la 21ᵉ réunion des ministres des Affaires étrangères du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa), tenue à Harare, au Zimbabwe, selon un communiqué parvenu vendredi à l’ACP.
« Je tiens à souligner que la question sécuritaire dans l’Est de mon pays est déterminante pour la mise en œuvre optimale du programme d’intégration économique de notre région compte tenu de sa taille, de sa position géopolitique ainsi que de son potentiel économique et démographique », a déclaré Floribert Anzuluni, ministre de l’Intégration régionale.
Représentant le Président de la République, Félix Tshisekedi à ce sommet des Chefs d’État et de gouvernement, M. Anzuluni a dénoncé l’agression dont la RDC est victime de la part du Rwanda, ainsi que les exactions commises contre les civils, les déplacements forcés des populations, l’installation d’administrations parallèles et la poursuite du pillage des ressources naturelles congolaises.
Il a plaidé pour la mise en œuvre effective de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies et de l’Accord de paix de Washington, qui prévoient notamment le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais, sans conditions préalables.

Le ministre a également présenté aux dirigeants des pays membres du Comesa les efforts déployés par la RDC dans le cadre de ses engagements liés à l’Accord de Washington, notamment les étapes franchies dans la mise en œuvre du protocole relatif au désarmement, à la démobilisation, au reconditionnement et au rapatriement des combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
La sécurité, un préalable à la prospérité régionale
Sur le plan économique, le ministre de l’Intégration régionale a souligné la nécessité de garantir la souveraineté des États, la sécurité des populations et des règles commerciales empêchant le financement de l’instabilité par l’exploitation des ressources d’un autre pays.
« Il ne peut y avoir de marché commun véritable sans respect de la souveraineté des États, sans sécurité des populations et sans règles commerciales qui empêchent que les ressources de l’un servent à financer l’instabilité de l’autre », a-t-il affirmé.
Il a également plaidé pour la transformation locale des ressources africaines, l’industrialisation et le développement des infrastructures, estimant que l’intégration régionale devait favoriser une prospérité partagée entre les États membres.
« L’intégration régionale doit devenir un instrument de prospérité partagée et non un mécanisme permettant de tirer profit de l’instabilité d’un État membre », a-t-il souligné. ACP/ J N

