Conflit de succession kimbanguiste : le ministère de Justice invité à mettre de l’ordre

Kinshasa, 09 février 2024 (ACP)- Le gouvernement de la République démocratique du Congo, à travers le ministère de la Justice, a été invité à faire respecter les dispositions légales régissant l’Eglise kimbanguiste en matière de succession des représentants légaux, au cours d’un point de presse  vendredi, à Kinshasa.

« Nous invitons le gouvernement de la République démocratique du Congo, particulièrement, le ministère de la Justice à statuer sur le conflit de succession à la tête de l’Eglise kimbanguiste par l’observance stricte des dispositions régissant cette confession religieuse telles que reprises dans le journal officiel numéro 02 du 15 janvier 2010 », a déclaré le révérend Pasteur Georges Munkonda.

Pour lui, la question de succession à la tête de l’Eglise kimbanguiste trouve ses réponses sans ambiguïté  dans ce document officiel et à travers des témoignages et testaments légués par des chefs spirituels précédents, notamment Charles Kisolokele, fils aîné de feu Simon Kimbangu, père spirituel de l’Eglise kimbanguiste.

A propos des 18 villages  autour de Nkamba

Selon ce Pasteur, l’un des fidèles kimbanguistes appartenant à la communauté de 18 villages entourant la cité de Nkamba, Nouvelle Jérusalem dans le Kongo Central, dans l’Ouest de la RDC, leurs villages ont été suffisamment édifiés notamment sur la question de succession du vivant de Kisolokele et en partie de Simon Kimbangu.

« Quand nous étions encore tout petits, Charles Kisolokele nous réunissait de temps en temps en nous prévenant des querelles de succession qui pouvaient survenir après nous», a témoigné le pasteur Munkonda.

Ce dernier a révélé même que feu Kisolokele les avaient prévenus que le risque de conflit de succession pourrait provenir de sa propre maison, donc de ses enfants comme c’est le cas actuellement.

Pour l’orateur, lui et ses autres contemporains qui l’ont accompagné pour ce point de presse de clarification, sont des  descendants  de ceux qui avaient reçu et protégé les idées et le travail de Simon Kimbangu.

Un autre intervenant a précisé que chez les Kimbanguistes, la succession se fait en respectant scrupuleusement le paternalisme à l’exemple du modèle des Hébreux avant Abraham et sa succession.

Par ailleurs, il a insisté sur le fait qu’au niveau de l’Eglise kimbanguiste, la succession, selon les textes, est déterminée du vivant du Chef spirituel en place. C’est le cas avec l’actuel représentant légal de la confession religieuse, Simon Kimbangu Kiangani.

Un testament de Kisolokele apporte la lumière

En outre, un membre de la famille a lu un extrait du testament de feu Charles Kisolokele, alors député national et directeur général de l’INPP, datant du 21 février 1966, dans lequel il a notamment déterminé les enfants biologiques de sa famille et donné quelques précisions sur certaines questions touchant la vie de l’Eglise.

Pour le lecteur du testament, au niveau de la famille, ils savent « qui est qui » et des personnes animées de mauvaise foi qui tiennent contre la volonté des chefs spirituels à déraper par rapport à l’administration et aux règlements de l’Eglise.

Un autre a dit clairement qu’au niveau de l’Eglise, il y a une procédure à suivre pour devenir membre et qu’une fois sorti pour tel ou tel autre motif, on n’est plus Kimbanguiste et on ne peut pas entreprendre une activité au nom de l’Eglise.

« Il n’y a pas de réconciliation chez nous avec ceux qui se retirent de l’Eglise. Quand on sort, on n’est plus Kimbanguiste », a-t-il souligné.

Il a mis en garde toute personne qui parle sans en avoir la qualité, au nom de l’héritage de Simon Kimbangu, et ceux qui se servent illégalement de son accoutrement.

Ce point de presse qui a passé au peigne fin l’actualité de l’heure de cette Église, a été animé collégialement, au Centre d’accueil Kimbanguiste dans la commune de Kasa- Vubu  par les délégués des ressortissants de 18 villages entourant la cité de Nkamba, appelés «Zunga» en langue locale.

Il a porté sur cinq points notamment l’organisation et les structures de l’Eglise,la succession à sa tête et l’écueil pour son administration de 1960 à nos jours.

A sa création en 1921, l’actuelle cité de Nkamba n’avait que sept cases.

ACP/

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