Conflits communautaires : la Commission nationale des droits de l’homme compte jouer la médiation

Kinshasa, 19 janvier 2024 (ACP).- La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) de la  République démocratique du Congo s’est dit prête à jouer la médiation dans les conflits communautaires qui touchent plusieurs territoires du pays , a-t-on appris vendredi de cette institution.  

« La CNDH va (…) se déployer pour la médiation dans les conflits communautaires et aussi administratifs », a déclaré Paul Nsapu, président de la CNDH.

« La Commission va davantage se déployer en 2024 sur toutes les questions des violations des droits de l’homme, aussi bien dans les secteurs social, économique, environnemental et écologique », a-t-il ajouté.

Paul Nsapu a, en outre, rappelé que « l’impunité est finie en RDC », en citant le Chef de l’Etat, Félix  Tshisekedi , qui en a fait une de ses priorités.

« Nous devrions savoir, tout ce que tout le monde déclare, tout ce que tout le monde  fait est suivi et analysé par la CNDH », a-t-il martelé.

Il a rappelé qu’il a été, avec son institution, très actif sur le terrain, en s’employant à déployer beaucoup d’énergies et à rencontrer beaucoup de personnalités pour que les droits de l’homme, notamment celui du vote, ne soient pas violés.

Paul Nsapu a également rappelé le rôle qu’il a joué au sein de la CNDH et divers réseaux des organisations de la société civile, exploitant la thématique « élections  et des droits de l’homme ».

« La CNDH est une partie prenante dans son rôle d’institution publique et auxiliaire à l’organisation des élections, sous le leadership de la Céni. Elle a pour rôle de protéger les droits de l’homme par rapport à tous les acteurs : le pouvoir organisateur des élections, le candidat, l’observateur électoral et l’électeur », a-t-il expliqué.

Cette institution d’appui à la démocratie avait focalisé son action sur trois axes pendant les élections. Il s’agit, a-t-il cité, de l’implication de son institution dans le processus électoral avec mission de monitoring, pour documenter tous les cas de violations des droits de l’homme portés à sa connaissance.

Il s’agit également de la collaboration directe avec le procureur général de la République près la Cour de cassation pour traiter directement des cas de flagrance et enfin, de la sensibilisation, du plaidoyer diplomatique, politique auprès des grands acteurs.

ACP/

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