Corridor de Lobito et santé : deux chantiers structurants de Mme Suminwa à Washington

Washington, 16 avril 2026 (ACP).- Deux rendez-vous importants jeudi pour la Première ministre Judith Suminwa à Washington aux États-Unis d’Amérique : le repositionnement stratégique de la République démocratique du Congo dans le méga-projet du corridor de Lobito et l’exposition des capacités congolaises dans le secteur de la santé, a constaté l’ACP.

Avec les partenaires Banque mondiale, Banque africaine de développement, Banque européenne d’investissement, l’Italie, l’Angola…, la Cheffe du gouvernement congolais a repositionné utilement la RDC dans le méga-projet du corridor de Lobito.

De manière générale, le message de Mme Suminwa porte sur le redimensionnement de ce méga-projet pour la RDC : ce corridor n’est pas exclusivement ferroviaire, mais plutôt un corridor d’intégration économique régionale, a expliqué la Cheffe du gouvernement congolais aux partenaires. Contrairement à l’idée conçue qu’il s’agit d’un traçage d’un chemin de fer qui partirait de la RDC vers le port de Lobito, en vue d’exporter purement et simplement les minéraux, le redimensionnent porté par la RDC ouvre de nouvelles perspectives, notamment d’appropriation. Pour le gouvernement congolais, le corridor de Lobito est désormais « un processus multisecteur », a indiqué la Cheffe du gouvernement congolais aux partenaires.

La Première ministre a insisté auprès des partenaires afin qu’ils ne se focalisent pas exclusivement sur la mise en place de ce seul corridor, mais de voir toutes les autres activités connexes, notamment celles liées à l’agriculture, à l’énergie, ainsi que celles liées à la digitalisation, ou encore le développement des zones économiques spéciales et constituer ainsi un écosystème industriel autour de ce corridor.

De 20 à 7 jours

Le bénéfice pour la partie congolaise n’est pas à rechercher loin : la réduction du délai de transport de plus de 20 jours pour aller vers les ports de l’océan Indien à 7 jours en passant par le port de Lobito est un gain énorme.

La Première ministre a notamment sollicité qu’on développe la modélisation des frontières congolaises, afin de réduire les délais de transport des millions de marchandises.

A Washington, il a été décidé que la prochaine réunion est programmée pour se tenir en juin à Kinshasa en RDC, le pilier central de ce corridor. Lors de ce rendez-vous de Kinshasa, des projets opérationnels seront adoptés permettant d’identifier où commencer, sur quoi pousser en premier, où on transite par quoi, et où on finit par quoi.

Les populations congolaise, zambienne et angolaise ont hâte de bénéficier des dividendes de ce corridor, en structurant leurs micro-activités autour de ce méga-projet du corridor de Lobito.

ACP/

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