Création d’une coordination des aides extérieures: un rapport évaluatif du processus attendu du Gouvernnement

Kinshasa, 31 mai 2026( ACP).- Le Gouvernnement congolais a été enjoint par le Président de la République démocratique du Congo( RDC), de lui établir un rapport évaluatif du processus de création du cadre de coordination et d’orientation de l ‘aide au développement, non encore operationnel , d’après le compte rendu du 91 ème Conseil des ministres , lu samedi à la télévision nationale.
« Le Président de la République a noté toutefois que malgré la validation de ce texte, au niveau des instances compétentes, certaines divergences subsistent encore quant à sa finalisation.( ..)Dès lors, il a instruit la Premier ministre de déligenter une évaluation complète de l’état d’avancement de ce dossier et des contraintes éventuelles qui en retardent l’aboutissement ainsi que les mesures nécessaires à l’opérationnalisation effective du cadre de coordination et d’orientation de l’aide au développement , en vue de finaliser le processus« , a declaré Kibassa Maliba, ministre de l’ Économie numérique , chargé de lire le compte rendu.
« Dans le contexte actuel de transformation économique, de modernisation des infrastructures, d’amélioration des services publics et de consolidation de la paix, le Président de la République a précisé que notre pays ne peut plus se permettre une gestion fragmentée de l’aide extérieure« , a-t- il ajouté .
Le Chef de l’ Etat a attiré l’attention du Gouvernement sur la question stratgique de la coordination de l’aide au développement et de la gestion des ressources extérieures mobilisées en faveur du pays. La structure chargée de cette coordination, est envisagée comme un mécanisme efficace chargé, notamment de garantir la traçabilité des ressources exterieures ainsi que leur canalisation , selon les priorités nationales.
« Cette réforme ne vise ni à la création d’une structure supplémentaire, ni le transfert des prérogatives d’une institution à une autre. Elle a pour objectif de doter l’ Etat d’un mécanisme efficace de coordination , garantiissant une meilleure coordination de l’action gouvernnementale, une meilleure traçabilité des ressources extérieures, ainsi que l’alignement accru des interventions des partenaires , selon les priorités nationales« , a rappelé Félix Tshisekedi, cité par le ministre Kibassa.

Imposer le leadership de l’État dans la définition des interventions prioritaires

En outre, en poursuivant sa communication, le Président Tshisekedi a expliqué la vision qui fonde la création de ce cadre de coordination , celle d’imposer le leadership de l’État dans la définition des domaines d’intervention prioritaires pour ses partenaires.
« Cette réflexion met en évidence une exigence essentielle, celle du leadership de l’État dans la définition des priorités de coordination des interventions et le suivi des ressources extérieures« , a soutenu Félix Tshisekedi, cité par Kibassa Maliba.
Pour le Chef de l’Etat, les partenaires techniques et financiers interagissent aujourd’hui avec plusieurs centres institutionnels de décision, situation qui ne favorise ni la cohérence de l’action gouvernementale, ni l’expression d’une position unifiée de l’État sur les priorités stratégiques.
« Les partenaires au développement ont vocation à accompagner les priorités définies par la République et non se substituer à la vision nationale du développement portée par le gouvernement. C’est dans cette perspective qu’a été élaboré le projet de décret portant création, organisation et fonctionnement du cadre de coordination et d’orientation de l’aide au développement placé sous l’autorité de la Première ministre« , a-t-il fait savoir.
Plus de deux décennies, la RDC bénéficie d’un appui important de ses partenaires techniques et financiers. Les estimations disponibles indiquent qu’entre 2003 et 2022, près de 60 milliards de dollars américains ont été mobilisés sous diverses formes d’aide au développement, d’assistance humanitaire et de coopération internationale.
« Si ces ressources ont permis de soutenir plusieurs secteurs de la vie nationale, il demeure néanmoins indispensable d’évaluer avec lucidité leur impact réel au regard des attentes de notre population et des ambitions de transformation que porte la République« , a estimé Félix Tshisekedi.
ACP/

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