CSAC : l’absence de moyens de mission fragilise la régulation des médias en RDC

Kinshasa, 14 mai 2026 (ACP).- L’absence d’exécution des frais de mission et des titres de voyage du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a fragilisé la participation de la République démocratique du Congo (RDC), aux grands débats internationaux sur la régulation des médias et du numérique, selon un communiqué.

« Les frais de mission et les titres de voyage, pourtant prévus dans les rubriques de la Loi de finances, ne sont jamais libérés, ni pour le président de l’institution, ni pour les membres du Bureau, ni pour les membres de la Plénière, non plus pour les experts », a-t-on lu.

Selon le communiqué, depuis quatre ans, le régulateur congolais serait privé non seulement des frais de fonctionnement et des salaires, mais également des moyens nécessaires pour assurer la mobilité institutionnelle de ses animateurs. 

« Une situation qui empêcherait le CSAC de participer régulièrement aux rencontres internationales consacrées à la régulation des médias, des plateformes numériques et de l’intelligence artificielle », a ajouté la source.

Le document cite notamment le Réseau des Instances Africaines des Régulateurs de la Communication (RIARC), le Réseau Francophone des Régulateurs des Médias (REFRAM) ainsi que l’Independent Communications Authority of South Africa (ICASA), où sont discutées les questions liées aux fake news, aux deepfakes, à la protection des mineurs et à la responsabilité des plateformes numériques.

« Pendant que les autres régulateurs africains échangent sur les algorithmes, les fake news, les deepfakes, la régulation des réseaux sociaux et les plateformes numériques, le CSAC, lui, est maintenu dans une immobilité humiliante », poursuit le communiqué.

Le communiqué souligne également que certains déplacements jugés stratégiques auraient parfois été effectués grâce à des moyens personnels afin d’éviter l’absence de la RDC dans certaines réunions internationales.

« Une telle situation est indigne d’une institution constitutionnelle. Elle est humiliante pour l’État lui-même », a martelé la source.

Le rapporteur adjoint du CSAC, Serge N’djibu, a appelé le Gouvernement, le ministère du Budget ainsi que le ministère des Finances à assurer l’exécution effective des crédits prévus pour les missions officielles et les titres de voyage du régulateur congolais.

ACP/JF

Fil d'actualités

Sur le même sujet