Kinshasa, 28 février 2026 (2026).- L’initiative de créer la commission « vérité, réconciliation et cohésion nationale », portée par le Conseil interreligieux congolais (CIC), dans l’objectif de préparer le terrain du dialogue national en République démocratique du Congo, a été saluée vendredi, au Sénat, selon un communiqué consulté samedi à l’ACP.
« Je salue totalement la démarche et j’adhère également à cette initiative », a déclaré Jean-Claude Baende, rapporteur adjoint du Sénat, à l’issue d’une audience accordée à la délégation du CIC.
Il s’est dit « honoré » par la visite de la délégation du CIC et a affirmé être déterminé à accompagner cette initiative jusqu’à son aboutissement.
Jean-Claude Baende a saisi cette occasion, pour remettre au président du CIC un document présenté comme une feuille de route.
« C’est en fait une réflexion que nous avons transmise à l’autorité ecclésiastique pour qu’elle puisse aussi y jeter un coup d’œil dans la recherche des solutions aux problèmes du pays », a-t-il expliqué, avant d’appeler à « un mécanisme où chacun doit reconnaître le mal qu’il a fait au pays, afin que demain l’on puisse bâtir le fondement d’une paix durable ».
De son côté, l’Archevêque Dodo Kamba a expliqué que, dans l’attente du lancement du dialogue, le CIC propose ce mécanisme afin de « préparer les gens à y prendre part de la meilleure manière ».
Selon lui, cette commission permettra à tous ceux qui sont de bonne foi d’apporter la paix dans le pays, dans les meilleures conditions, en facilitant la tâche de l’autorité.
Il a ajouté que l’objectif est d’« éradiquer les frustrations » et de « parvenir à la décrispation », une démarche qu’il considère comme « une bonne façon d’isoler les mauvaises pensées ».
Rappelant qu’une commission similaire avait été mise en place en 2003 sans résultats probants, l’archevêque Dodo Kamba a assuré que cette fois-ci, elle est pensée « en amont et en aval » pour « atteindre l’harmonie et la réconciliation entre les différents acteurs, tant politiques que de la société civile ».
À l’issue des consultations, le CIC prévoit de « dresser un rapport de mi-parcours » qui sera soumis à l’autorité compétente. ACP/C.L.

