Appel à l’adoption de nouvelles pratiques d’évaluation pour l’enseignement des sciences de la santé

Kinshasa, 28 février 2026 (ACP).- Un appel à l’appropriation de nouvelles pratiques d’évaluation dans l’approche par compétences adoptées dans la réforme de l’enseignement de sciences de la santé en République démocratique du Congo, a été lancé, samedi, lors de la soutenance d’une thèse doctorale à l’université pédagogique nationale (UPN), à Kinshasa.

« En définitive, il ressort de l’étude que le manque d’appropriation de la démarche de l’approche innovante par les enseignants sont des obstacles qui nuisent à la réforme. Et certains concepts ne sont pas bien appréhendés par les enseignants. Est-ce la qualité des formations reçues ou celle des formateurs et encadreurs pédagogiques qui est remise en cause ici? Notre étude ne saurait l’affirmer. Toutefois, cela remet en question la problématique de la qualité des formations en approche par compétences reçues en cascade », a déclaré le chef de travaux Robert Musulu, auteur de la thèse.

Le récipiendaire a révélé que les réformes de l’enseignement-apprentissage du système éducatif Congolais ne permettent pas encore à l’enseignant d’être organisateur des situations et demeure plutôt un simple transmetteur des connaissances.

« Au lieu que l’apprenant soit placé au centre des préoccupations didactiques, c’est plutôt le rôle de l’enseignant qui demeure prédominant. L’enseignant est un accompagnateur, un facilitateur ou un guide dans le développement des compétences que l’apprenant pourra réinvestir ou transférer dans sa vie quotidienne ou professionnelle », a-t-il fait savoir.

Cette étude qui a porté sur « des pratiques de classe des enseignants des écoles infirmières du niveau secondaire du pool pédagogique de Kintambo », a recommandé aux enseignants l’appropriation des fondements théoriques de cette approche ou  » l’esprit derrière la lettre » en réfléchissant sur la nature des compétences et sur leur portée dans la formation de l’apprenant.

« À ce titre, il importe de reconnaître que l’apprentissage exige le réinvestissement des acquis dans des contextes riches et variés. L’enseignant s’attardera à favoriser ce réinvestissement. Il faudra des ressources humaines et du temps pour que l’appropriation et l’actualisation en classe du nouveau paradigme se réalisent. L’adhésion aux fondements de l’approche par compétences demande un regard critique et constructif », a-t-il conclu.

Après débat et délibération à huis-clos, Robert Musulu a été proclamé Docteur en Didactique des sciences de la santé avec mention « grande distinction ». ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet