Kinshasa, 2 septembre 2026 (ACP).- Le parti politique Bisoïté nationale pour un Congo fort et prospère (BNCFP) a soutenu la tenue du Dialogue national annoncé par le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, appelant à de profondes réformes institutionnelles et structurelles, dans une déclaration rendue publique mardi à Kinshasa.
« Le Dialogue doit être celui de la vérité, de la responsabilité et de la refondation, et non celui des arrangements particuliers », a indiqué Bobo Ngonda, président national intérimaire de la BNCFP, tout en plaidant pour un dialogue allant « de la base au sommet », avec une participation des communautés, de la jeunesse et des femmes. Il a également appelé l’Église à jouer son rôle de « conscience de la Nation » et l’opposition républicaine à privilégier l’intérêt national.
Pour faire du Dialogue national « l’acte fondateur de la Quatrième République », M. Ngonda a proposé notamment la suppression du Sénat et des assemblées provinciales, dont les ressources seraient réorientées vers l’armée, l’éducation et le secteur social.
La BNCFP préconise également la suppression du poste de Premier ministre au profit d’un vice-président chargé des questions économiques, sociales et de développement, tandis que le Chef de l’État se concentrerait sur la défense, la sécurité et la diplomatie.
Le parti propose la suppression des gouvernements provinciaux et une nouvelle organisation territoriale fondée sur la compétence, avec des gouverneurs choisis selon « la compétence, la loyauté à la République et le mérite », sans obligation d’être originaires des provinces qu’ils dirigent.
Des réformes politiques et sécuritaires réclamées
Cette formation politique, membre de l’Union sacrée de la Nation, plateforme politique au pouvoir, a aussi réclamé des réformes politiques, judiciaires, sécuritaires, économiques et territoriales, ainsi que la fin du brassage et du mixage, une loi de programmation militaire et la création d’une industrie militaire nationale.
La BNCFP a, en outre, préconisé la codification du pouvoir coutumier, la sécurisation des terres communautaires, une meilleure répartition des redevances minières et la réservation du petit commerce de détail aux Congolais.
Le parti politique Bisoïté nationale pour un Congo fort et prospère souhaite rationaliser les partis politiques et renforcer le contrôle de l’agrément des confessions religieuses.
Le président national intérimaire de la BNCFP a lancé un appel à soutenir le Dialogue national, l’Union sacrée de la Nation et la RDC, en vue de l’avènement d’une « Quatrième République ».
ACP/GE

