Droits de l’enfant : 35e anniversaire de la ratification congolaise de la convention

Photo de famille de la Première ministre et des enfants congolais

Kinshasa, 27 novembre 2025 (ACP).- Le 35e anniversaire de la ratification de la Convention relative aux droits de l’enfant par le Gouvernement de la République démocratique du Congo a été célébré, jeudi à Kinshasa, capitale du pays, en marge de la Journée mondiale de l’enfance fêtée chaque 20 novembre.

« À l’occasion de 35 ans de la ratification congolaise de la Convention relative aux droits de l’enfant, je prends la parole pour célébrer l’enfant congolais placé sous le thème international +Ma journée, mes droits+, et décliné au niveau national par l’ambition de promouvoir l’inclusion des enfants dans la gestion des affaires publiques », a déclaré Judith Suminwa, Première ministre.

A cette occasion, la Cheffe du Gouvernement congolais a souligné l’interpellation face à la situation de l’enfant en RDC et dans le monde.

« La commémoration de cette année nous interpelle tous face à notre devoir et à notre responsabilité sur la situation de l’enfant, tant dans notre pays que dans le monde », a-t-elle dit. 

Elle a rappelé que la vision du Président de la République est matérialisée par plusieurs mesures fortes, notamment la gratuité de l’enseignement primaire, la gratuité de la maternité et des soins du nouveau-né, illustrant « la volonté de placer le bien-être de l’enfant au cœur de l’action gouvernementale malgré les difficultés ».

« Nous restons engagés, nos enfants et nos jeunes ont le droit de grandir dans la paix et dans un environnement sain », a-t-elle ajoutée.

Intervenant au nom de la ministre du Genre, le ministre de l’Emploi, Ferdinand Massamba, a rappelé les engagements juridiques pris par la RDC en matière de protection de l’enfant, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.

« L’enfant est toute personne de moins de 18 ans. L’intérêt supérieur de l’enfant prime sur toute autre considération. L’article 6 consacre l’obligation de l’État et des parents d’assurer la survie et le développement de l’enfant, tandis que l’article 50 interdit l’emploi d’un enfant avant l’âge de 16 ans », a-t-il expliqué.

Le ministre a indiqué que « la protection de l’enfant n’est ni un choix ni une faveur : c’est un impératif constitutionnel et moral ». Il a lancé un appel solennel à la communauté nationale et internationale, rappelant que « les enfants de l’Est du pays vivent depuis des années les conséquences dévastatrices de l’agression injuste et répétée imposée à la RDC par le Rwanda à travers le soutien au M23 ».

De son côté, le coordonnateur résident des Nations Unies en RDC, Bruno Lemarquis, a estimé que cette journée constitue « un moment fort où les États s’arrêtent pour mesurer le chemin parcouru depuis la ratification, en 1990, de la Convention relative aux droits de l’enfant ».

Il a reconnu « des avancées importantes », tout en soulignant qu’« il est essentiel d’identifier ce qui reste à accomplir et les actions nécessaires pour accélérer les progrès ».

La Journée mondiale de l’enfance, instituée par les Nations Unies et célébrée chaque 20 novembre depuis 1954, vise à promouvoir et défendre les droits des enfants à travers le monde.

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