Jean-Pierre Lihau, vice-Premier ministre de la Fonction publique, à sa descente d’avion à Kisangani.
Kisangani, 27 novembre 2025 (ACP).- L’évaluation des réformes administratives et les difficultés des services, ont constitué l’objet principal de la visite, jeudi, du vice-Premier ministre de la Fonction publique à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, dans le Nord-est de la République démocratique du Congo, a constaté l’ACP.
« Je suis venu évaluer avec les autorités provinciales ainsi que les responsables administratifs l’état d’avancement des réformes que nous implémentons dans la Fonction publique, mais aussi constater les difficultés des agents dans l’accomplissement de leur travail », a déclaré Jean-Pierre Lihau, vice-Premier ministre de la Fonction publique.
Ce membre du Gouvernement congolais a relevé que la modernisation de l’administration ne peut être pensée uniquement depuis la capitale, insistant sur la prise en compte des services déconcentrés, souvent négligés dans la dynamique nationale, avant de rappeler que la maîtrise des effectifs demeure un défi majeur.
L’identification biométrique menée dans les 26 provinces et 145 territoires constitue, selon lui, un outil essentiel pour assainir les effectifs et la masse salariale.
« On ne peut pas réformer la Fonction publique sans les fonctionnaires, et l’administration ne doit pas être considérée seulement à partir des services centraux. Kinshasa n’est pas le Congo. Nous avons commencé la maîtrise des effectifs par l’identification biométrique, un exercice difficile qui a nécessité une présence sur tout le territoire national », a-t-il commenté.
Le vice-Premier ministre Lihau a également annoncé la publication, à Kisangani, de l’annuaire alphabétique et numérique de tous les agents de l’État prestataires dans la ville, évoquant une étape décisive vers la transparence et la responsabilisation. Il a ajouté que sa mission vise également à évaluer le fonctionnement de la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics et à sensibiliser les nouvelles catégories d’agents intégrés sur instruction du Chef de l’État.
Il a conclu que la qualité du service public dépendra de la capacité du pays à renforcer son capital humain dans toutes les provinces, estimant que sa visite à Kisangani marque une étape clé dans la nationalisation de la réforme administrative.
ACP/C.L.

