Des militaires congolais, lors d’une opération (photo d’archives)
Kinshasa, 9 novembre 2025 (ACP).- Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont accusé, samedi, la coalition AFC/M23, soutenue par le Rwanda, de multiplier, ces derniers jours, les attaques au Sud-Kivu et au Nord-Kivu, malgré les engagements pris lors des pourparlers de Washington et de Doha, a-t-on appris d’un communiqué.
« En dépit de l’exigence de la cessation des hostilités imposée par la Communauté internationale investie totalement, à travers les Etats-Unis d’Amérique et le Qatar, pour le retour d’une paix durable dans l’Est de la République démocratique du Congo, la coalition terroriste de l’AFC/M23 soutenue par la Rwanda intensifie depuis plusieurs jours des attaques contre les positions des FARDC sur le terrain », ont noté les FARDC dans ce communiqué signé par le Général-major Sylvain Ekenge, leur porte-parole.
« Les Forces armées de la RDC dénoncent ces violations manifestes et intentionnelles des engagements souscrits dans le cadre des processus de paix de Washington et de Doha », a insisté la source.
A en croire les FARDC citées dans ce communiqué, les dernières attaques sont signalées au cours des « 72 dernières heures » précédant cette réaction.
« Ces dernières 72 heures, plusieurs positions des Forces armées de la République démocratique du Congo ont été la cible de cette coalition terroriste au Sud-Kivu », a indiqué l’armée congolaise dans ce document.
A l’en croire, ces attaques signalées ont ciblé plusieurs positions dont les sites de Bulambula et de Kibanda Mangobo sur l’axe Walungu-Shabunda, le pont de la rivière Mudugwe sur l’axe Walungu-Mwenga, ainsi que Tuwetuwe, par leurs alliés Twirwhaneho sur l’axe Fizi-Minembwe.
Au Nord-Kivu, ont rapporté les FARDC dans ce communiqué, des actions offensives de la coalition terroriste soutenue par la Rwanda ont été enregistrées à Kasopo et Kajinga, dans le groupement Nyamaboko 1er, secteur Osso-Banyungu, en territoire de Masisi. Elles ont également évoqué une tentative d’occupation du mont Irimwi, vers Bunyatenge, dans le territoire de Lubero.
Les FARDC, qui ont pris la communauté internationale et les négociateurs américains et qataris à témoins, face à cette attitude non respectueuse des engagements souscrits dans le cadre des négociations en cours, ont également rassuré la population congolaise avoir pris des dispositions pour repousser les « provocations » de l’AFC/M23 et protéger les populations touchées.
« Soucieuses de la sécurité des populations martyrisées, les Forces armées de la République démocratique du Congo ont pris toutes les dispositions pour s’opposer à toutes les provocations de l’AFC/M23 manifestement non disposé à suivre la voie de la paix tracée par les accords librement signés », ajoute l’armée », ont rassuré les FARDC dans ce communiqué.
Ces accusations interviennent alors que le médiateur qatari et le M23 ont noté des avancées significatives dans les négociations entre le Gouvernement congolais et le mouvement rebelle.
Le Président Félix Tshisekedi, Chef de l’État congolais, a, lui-même, exprimé vendredi, son optimisme quant au retour imminent de la paix, annonçant la fin prochaine des pourparlers de Doha et de Washington par la signature d’un accord de paix. Il a estimé que ces étapes devraient faire taire les armes dans l’est de la RDC et permettre une paix durable. Le Président Tshisekedi s’est, toutefois, montré prudent à l’égard du Rwanda pour la suite des événements.
« Je suis heureux de vous annoncer que les processus de Doha et de Washington vont connaître un aboutissement heureux dans les prochains jours. Dans les jours qui suivent, la Maison Blanche nous adressera l’invitation officielle pour signer l’accord de paix », avait annoncé le Président Tshisekedi devant la diaspora du Brésil.
ACP/C.L.

