Kinshasa, 11 juin 2026 (ACP). Les violations des droits humains des travailleurs congolais dans l’est de la République démocratique du Congo ont été dénoncées par le président de l’intersyndicale nationale du Congo, lors de la conférence internationale du travail tenue à Genève en Suisse, a appris jeudi l’ACP de source syndicale.
» J’exprime avec un profond sentiment dans cette partie du pays où le travail à cesser d’être un droit de l’homme pour devenir un risque. Les travailleurs vivent dans la peur permanente, des violences forcées , peur de perdre leurs emplois et parfois même de perdre sa vie. Leurs lieux de travail sont devenus la cible des pillages synthétique, les nombreuses entreprises sont fermées ou fonctionne au ralenti, les droits fondamentaux du travail tels que consacrés par les conventions internationales sont gravement violées. La liberté syndicale est étouffée « , a déclaré Fidèle Kiyangi, président de l’intersyndicale nationale du Congo.
« Notre pays souvent qualifié de scandale géologique est aujourd’hui victime d’une guerre d’exploitation, derrière les armes il y a des intérêts économiques, derrière le déplacement massif des populations il y a la volonté de contrôler les ressources naturelles.
Face à cette situation, Kiyangi a exprimé sa solidarité à tous les travailleurs africains en dénonçant la violation grave des droits humains et sociaux dans ces zones et en appel à une mobilisation urgente de la Communauté internationale.
Il a également attiré l’attention de la Communauté internationale sur la responsabilité des chaînes d’approvisionnement mondiale dans la persistance des certaines violations des droits des travailleurs.
Kiyangi a par ailleurs plaidé pour un renforcement des mécanismes d’inspection du travail.
Selon lui, ces échanges de contrôle des conditions de travail restent confrontés à un manque des ressources matérielles, à une insuffisance d’effectifs et à des difficultés opérationnelles accrues.
» Nous appelons notre gouvernement et tous États membres de l’OIT à mettre en œuvre la Convention 81 sur l’inspection du travail et à soutenir les inspections nationales du travail par les ressources matérielles adéquates.
La dernière prise de parole d’un représentant des travailleurs congolais à la tribune de l’OIT remonte à plus de quinze ans.
Cette session ouvert le 1 er juin, a porté notamment sur le développement de l’économie des plateformes numériques, la promotion du travail décent ainsi que l’élaboration des nouvelles normes internationales du travail.
ACP/LM

