Fonction Publique : des femmes de l’observatoire anti-corruption rassurées du suivi du ministre

Kinshasa, 21 juillet 2025 (ACP).- Une délégation de femmes de l’Observatoire de surveillance de la corruption et de l’éthique professionnelle (Oscep) a reçu, lundi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, l’assurance du vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique quant à la prise en compte de leurs doléances pour l’amélioration de leurs conditions de travail.

« J’ai voulu échanger avec vous les femmes de l’Oscep, pour écouter vos doléances. Vous aviez soulevé les questions liées à l’amélioration de vos conditions de travail et votre enveloppe salariale, faisant allusion à la signature du barème salarial pour permettre une bonne rémunération de l’ensemble du personnel, je vous rassure que je vais m’impliquer personnellement et que vous trouverez satisfaction à vos requêtes dans un futur proche », a déclaré Jean-Pierre Lihau, vice-Premier ministre de la Fonction publique.

« L’amélioration des conditions de travail et la signature du barème salarial pour les agents et cadres de l’Oscep sont en voie de matérialisation, d’autant plus que les missions dévolues à l’Oscep sont immenses et impérieuses qu’il est indéniable que des moyens nécessaires soient rapidement mis à sa disposition pour les réaliser », a-t-il ajouté, avant de souligner que dans cette perspective d’amélioration,  « la femme doit activement y participer en occupant, s’il le faut, des postes de commandement sans jamais se sous-estimer ».

Par ailleurs, le vice-Premier ministre Lihau s’est dit inquiet de la floraison des structures similaires à l’Oscep. « Ces différentes structures de lutte contre la corruption qui ont vu le jour affaiblissent, dans une certaine mesure, l’essentiel du rôle que doit jouer l’Oscep, cet organe technique et consultatif du gouvernement en matière de lutte contre la corruption et la moralisation de l’agent public de l’Etat », a-t-il déploré.

De son côté, la Coordonnatrice des cellules techniques au sein de l’Oscep, Béatrice Ileka qui a conduit cette délégation de femmes, en a profité pour solliciter auprès de l’autorité de tutelle, son indéfectible soutien en faveur de l’observatoire. « Nous accusons plusieurs mois, voire des années d’arriérés de frais de fonctionnement. Cette situation rend quasiment impossible la réalisation des missions qui nous sont dévolues par le gouvernement de la République. Ce, sans compter le sous-paiement de tout le personnel qui reste pourtant malgré tout très dévoué et engagé à donner le meilleur de lui. Excellence, votre soutien va soulager sans nul doute notre établissement public », a-t-elle plaidé.

Notons que sur un total de 45 femmes que compte l’Oscep au niveau national, 39 ont pris part à cette réunion. ACP /

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