Kinshasa, 21 février 2026 (ACP).- Le Président de la République démocratique du Congo a instruit les services de contrôle de procéder, sous la coordination de la Première ministre, à un audit de l’état liquidatif de la paie des fonctionnaires, d’après le Compte rendu du 79ème Conseil des ministres consulté samedi.
« L’audit de l’État liquidatif poursuit un double objectif. Garantir que chaque rémunération versée corresponde à un droit légitime et à un service effectivement rendu et sécuriser durablement les paiements réguliers et ponctuels des salaires. A cet effet, le Président de la République a instruit la Première ministre, Cheffe du gouvernement, d’en assurer la coordination stratégique avec le concours de l’Inspection générale des finances (IGF), et des autres services de contrôle requis », a déclaré Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias, cité dans le document.
L’objectif est aussi, a précisé le ministre Muyaya, d’assurer la continuité des opérations financières de l’État à travers le financement des priorités du gouvernement et des responsabilités de celui-ci, dont notamment, les paies régulières dans le délai des salaires des agents et fonctionnaires de l’État.
Le Chef de l’État a indiqué qu’il est indispensable de contenir les pressions croissantes exercées sur la trésorerie de l’État par l’accroissement de la masse salariale consécutive, entre autres à l’engagement des nouvelles unités sans maîtrise suffisante des effectifs ni des mécanismes de vérification.
« Ces déséquilibres fragilisent la trésorerie publique et exposent les systèmes de paie à des tensions préjudiciables à la stabilité sociale. C’est dans ce contexte qu’il s’avère nécessaire de procéder à l’audit de l’état liquidatif de la paie », a fait savoir Félix Tshisekedi, rapporté par le ministre Muyaya, ajoutant que l’initiative va aider à sécuriser davantage les salaires des fonctionnaires face à certains dysfonctionnements.
« Le salaire des fonctionnaires n’est pas une simple variable budgétaire, il est un droit social fondamental garant de la dignité des agents publics et de la stabilité des ménages. Assainir la paie ne vise donc nullement à faciliter les agents régulièrement engagés, mais à les protéger contre les dysfonctionnements et les charges indues qui menacent la soutenabilité du système et provoquent des retards socialement inacceptables », a-t-il insisté.
Le Président de la République a tenu à souligner qu’il ne s’agit ni d’une mesure isolée, ni d’une réaction conjoncturelle, mais plutôt de la continuité d’une orientation constante en faveur de l’assainissement et de la discipline budgétaire.
D’après la source, cette démarche cohérente et réfléchie qu’est le redressement des finances publiques, répond à une exigence de responsabilité républicaine et vise à préserver la justice salariale, la stabilité sociale et garantit un cadre macro-économique viable avec un état d’équilibre entre rupture budgétaire et responsabilité sociale.
Par ailleurs, le Chef de l’Etat a, dans le même ordre d’idée, engagé le vice-Premier ministre en charge du Budget, à garantir l’aspect concordant entre effectifs budgétaires et effectifs rémunérés, ainsi que le ministre d’Etat en charge des Finances, à renforcer le mécanisme conjoint des liquidations et des paiements en fondée sur la disponibilité réelle de la trésorerie.
« Les résultats des logiques ordonnées sont attendus dans un délai de 30 jours », a conclu le ministre Muyaya.
ACP/UKB

