Kinshasa, 2 août 2026 (ACP).- La République démocratique du Congo (RDC) a noté, dimanche, des avancées significatives en matière de réparation des victimes de violences sexuelles, par le coordonnateur de la Commission interinstitutionnelle d’appui à la justice transitionnelle, (Cia-var), lors de la commémoration de la Journée nationale du génocide congolais (Genocost).
« Cette année marque le passage de la mise en place des fondements à la consolidation de l’action. L’adoption des mesures d’application de la loi n°22-065 du 26 décembre 2022, la mise en place des mécanismes de gouvernance des réparations, et l’organisation de la liste unique consolidée des victimes en synergie avec le FONAREV constituent les avancées majeures », a déclaré François Kakese, coordonnateur de la Cia-var.
Pour lui, la journée du 2 août, dédiée à la commémoration du Génocost, doit rester un repère de conscience pour la nation congolaise, fondé sur la vérité, la justice et la dignité des victimes.
« La mémoire s’est transformée en action; le narratif national s’est enrichi d’un argumentaire partagé; les réformes se sont approfondies; les réparations sont entrées en phase de maturation opérationnelle; et la voix des victimes a gagné en force dans les enceintes internationales », a-t-il ajouté.
Un cadre mémoriel et juridique
Le coordonnateur de la Cia-var a souligné que le Génocost constitue le cadre mémoriel à travers lequel, la nation reconnaît, honore et transmet la mémoire de l’ensemble des victimes des crimes internationaux commis sur le territoire national.
« Le Génocost honore et transmet la mémoire de l’ensemble des victimes des crimes internationaux commis sur notre territoire », a-t-il précisé.
Il a établi une distinction entre le Génocost et le génocide, soulignant que le premier relève du devoir de mémoire nationale, tandis que le second constitue une qualification juridique précise consacrée par la Convention des Nations Unies du 9 décembre 1948.
À cette occasion, M. Kakese a annoncé l’intégration progressive du Génocost dans les programmes scolaires ainsi que la création prochaine du Musée national du Génocost, destiné à préserver les sites de mémoire, les archives et les témoignages.
« La Commission assure la coordination technique de la politique nationale de mémoire et de justice transitionnelle, avec pour objectif de faire de la mémoire un levier de justice, de la justice un instrument de réparation et de la réparation un facteur de réconciliation » a-t-il conclu.
Plusieurs membres du gouvernement avec à leur tête la Première ministre Judith Suminwa, le 1er vice-président de l’Assemblée nationale et des officiels ont pris part à la commémoration du Génocide des congolais pour des gains économiques, organisée sur le site du mémorial dans la commune de Lingwala à Kinshasa. Le président de la République Félix Tshisekedi et la Première dame Denise Nyakeru ont également pris part à cette cérémonie. ACP/L/SN/L

