Kinshasa, 20 septembre 2026 (ACP).- Les communautés locales ont été outillées à la clôture vendredi à Kinshasa, de l’atelier consacré à la présentation des résultats du projet « Réseaux de défenseurs environnementaux luttant contre la criminalité environnementale dans le bassin du Congo, en vue de freiner l’exploitation forestière illégale.
« Notre priorité absolue était de doter les communautés locales d’un bouclier civique pour dénoncer et freiner l’exploitation forestière illégale dans leur propre zone », a déclaré Maître Blaise Mudodosi, coordonnateur de l’ONG « Actions pour la Promotion et protection des peuples et espèces menacées (APEM) ».
Cette assise-bilan s’est tenue dans la capitale en connexion directe par visio conférence avec Bukavu où sont réunis les bénéficiaires.
M. Mudodosi a fait savoir que le projet avait trois objectifs majeurs, à savoir : la mise en place d’un réseau local de défenseurs de l’environnement pour alerter sur l’exploitation illégale des forêts; l’établissement d’un observatoire environnemental basé au Cameroun; et enfin le soutien à la résilience des leaders communautaires à travers des micro-subventions.
« Grâce à ce projet, nous avons financé dix activités génératrices de revenus. Cela a permis de convertir des personnes autrefois impliquées dans le circuit de la criminalité environnementale vers l’agriculture maraîchère, la couture, la réparation des téléphones, la gestion de moulins ou l’élevage de poules et de caprins », a précisé le coordonnateur d’APEM.
D’après lui, ce projet au-delà des résultats obtenus, a eu le mérite d’aboutir à un acte interdisant l’exploitation des minerais, du bois et de la braise dans le Parc national de Kahuzi-Biega.
Ce projet sous-régional débuté en 2024 et prolongé sans frais jusqu’en septembre 2026 en raison de l’insécurité dans sa zone d’exécution, a été mis en œuvre par l’ONG « Actions pour la promotion et protection des peuples et espèces menacées » (APEM) en RDC, APADIM au Cameroun et ACOSA au Gabon.
Cet atelier de clôture ayant réuni environ 70 participants, a servi de cadre de redevabilité pour confronter les résultats documentés aux réalités du terrain. En présence des partenaires du projet, l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), ainsi que les représentants des ministères de l’Environnement, des Forêts, des Mines, de la Justice et des Droits humains; ils ont tous capitalisé les bonnes pratiques afin de pérenniser les acquis de ce projet.
ACP/FN

