Kinshasa, 1er août 2026 (ACP).- La Coordination estudiantine de l’Université pédagogique nationale (UPN) a appelé, samedi à Kinshasa, la jeunesse de la République démocratique du Congo, à transformer le devoir de mémoire en un engagement durable pour la justice, la paix et la dignité humaine, lors de la commémoration du Genocost 2026.
« Nous sommes réunis non seulement pour nous souvenir, mais surtout pour affirmer que la mémoire est une responsabilité collective. Une nation qui oublie les souffrances de son peuple s’expose au risque de les revivre », a déclaré, Samuel Kombe, coordinateur des étudiants.
Il a rappelé que derrière les chiffres du Génocide pour des gains économiques (Genocost) se trouvent « des visages, des noms, des histoires et des rêves interrompus », avant d’affirmer que les étudiants, futurs cadres du pays, ont le devoir de contribuer à la construction d’un Congo fondé sur la justice et la paix.
« Notre présence aujourd’hui n’est pas un simple geste symbolique. Elle est une déclaration de responsabilité », a-t-il insisté, ajoutant que le thème de cette édition à savoir ; « Plus Jamais Seuls » traduit la volonté de la jeunesse universitaire de ne laisser aucune victime dans l’oubli.
Le coordonnateur a également invité les étudiants à traduire cet engagement dans leur vie quotidienne, estimant que la paix se construit à travers les comportements responsables, le dialogue, le respect des différences et le service de la nation avec intégrité.
Transformer le devoir de mémoire en une force de mobilisation citoyenne

Intervenant à son tour, le coordonnateur général du Mouvement associatif des jeunes ‘’Les Suzystes’’, Richard Kama, a appelé la jeunesse congolaise à transformer le devoir de mémoire en une force de mobilisation citoyenne.
Il a indiqué que cette commémoration ne devait pas se limiter au souvenir, mais constituer un appel collectif à lutter contre l’oubli. Selon lui, le mouvement ‘’Les Suzystes’’ s’engage aux côtés de la jeunesse estudiantine afin de rappeler que les souffrances subies dans l’Est de la RDC et sur l’ensemble du territoire national ne doivent plus être vécues dans l’isolement ni dans l’indifférence.
Richard Kama a estimé que la mémoire constitue un levier essentiel pour la justice et la réconciliation nationale.
« Le devoir de mémoire n’est pas un simple regard en arrière ; c’est un acte de résistance, un engagement pour l’avenir, une promesse de justice et un appel vibrant à une paix durable. Face au lourd tribut payé par notre nation, la jeunesse congolaise doit se lever, habitée par la conscience, le patriotisme et l’unité, afin de défendre nos valeurs, exiger réparation et bâtir un avenir juste », a-t-il soutenu.
S’adressant au comité de gestion de l’UPN, aux autorités académiques, aux représentants des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ainsi qu’à la communauté universitaire, il a réaffirmé l’engagement de son mouvement en faveur de la dignité humaine, de la solidarité et de la justice.
Par ailleurs, le coordonnateur général de ce Mouvement associatif a assuré que le ‘’Les Suzystes’’ restera attaché à sa mission de promouvoir ces valeurs et de porter le flambeau de la dignité humaine.
Organisée sous le thème : « Plus jamais seuls : unis pour le devoir de mémoire, la paix et la justice », cette cérémonie a réuni plusieurs étudiants ainsi que des membres du corps scientifique venus de différentes institutions.
ACP/Ns/Ka

