Kasangulu, 23 octobre 2026 (ACP).-L’approche préventive des conflits fondée sur la gestion de l’eau prônée par le Président de la République démocratique du Congo(RDC) en Angola, a été saluée par le présidium du courant politique Énergie nouvelle, lors d’un point de presse vendredi à Kasangulu, au Kongo Central, dans le Sud-Ouest du pays.
« Nous saluons cette approche préventive des conflits fondée sur la gestion de l’eau comme instrument de paix et appelons à une diplomatie de responsabilité collective, où la coopération l’emporte sur la compétition pour consolider la paix en Afrique », a déclaré Moïse Monsese Ngoya, président national du courant politique centriste Énergie nouvelle.
Pour ce courant politique, cette vision place la coopération, l’anticipation et la responsabilité collective au cœur de la paix continentale.
« La question de l’eau dépasse les enjeux environnementaux : elle constitue un défi stratégique, économique, social et sécuritaire. Dans un continent où les ressources naturelles peuvent aussi bien rapprocher les peuples que nourrir des tensions, le choix du dialogue et de la gestion concertée représente une voie responsable pour prévenir les crises », a-t-il expliqué.
« L’eau ne doit jamais devenir une frontière entre les peuples, mais un pont entre les nations. Là où la compétition menace la paix, la coopération doit construire l’avenir », a poursuivi M. Monsese.
Énergie nouvelle a lancé un appel à faire de l’eau un levier de paix durable, en privilégiant le dialogue, le partage d’informations et des investissements équitablement répartis entre États riverains.
« L’accès à l’eau doit rester protégé, y compris lorsque le dialogue politique est difficile. Les besoins vitaux des populations ne sauraient devenir un moyen de pression », a conclu M. Monsese.
À l’origine de cette prise de position, l’intervention du Chef de l’État jeudi 22 octobre à Luanda, à l’ouverture de la 4ème Biennale de Luanda, où il a proposé de donner à la Coalition africaine pour la sécurité hydrique une portée explicite de prévention des conflits, de médiation et de consolidation de la paix, autour de trois (3) priorités, à savoir : prévenir les tensions par des règles communes et la confiance dans l’information, faire de la coopération autour de l’eau un appui à la médiation intercommunautaire, et intégrer la paix dans les projets à bénéfices équitablement partagés. ACP/ J. S

