Gestion des risques des catastrophes en RDC: vers la validation d’une politique nationale

Kinshasa, 23 septembre 2025 (ACP).– La validation de la politique nationale des gestions des risques  des catastrophes  naturelles en  République démocratique du Congo est au centre d’un atelier de trois, au Chapitau du Palais, selon une source officielle.

 » L’atelier qui nous réunit aujourd’hui poursuit trois  ambitions majeures: valider ensemble la politique nationale des gestions des risques  des catastrophes, fruit d’un long processus participatif, mettre en place une plateforme  nationale de gestion des risques des catastrophes, un espace de concertation, la coordination et de mitualisation des moyens, clarifier les rôles et responsabilités de chaque acteur pour que, puisque jamais, nos interventions ne soient ni dispersées ni inefficaces » , a déclaré la vice-ministre de l’intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires couturières , Eugénie Tshiela Kamba , dans son mot d’ouverture mardi au Chapitau du Palais du peuple, dans la commune de Lingwala de Kinshasa,de l’ atelier  de validation  de la politique nationale  de gestion  des risques catastrophes  en République démocratique du Congo Et d’ ajouter : « En d’autres termes, nous voulons bâtir une architecture nationale de prévention, de préparation et de réponse aux  catastrophes qui soient robustes, inclusives et opérationnelles« .

Pour  la vice-ministre , les résultats attendus de cet atelier concistent en la validation d’ un document  de politique  nationale  de gestion  des risques . » Les résultats que nous attendons sont concrets à savoir un document de  politique nationale de gestion des risques des catastrophes validés, un cadre institutionnel  de coordination établie et une feuille de route claire pour la mise en œuvre de cette politique ».
La vice-ministre  a réaffirmé  la volonté  du Gouvernement  de protéger  les populations  face  aux menaces  des catastrophes.
« Permettez-moi de réaffirmer la volonté  du gouvernement de protéger nos populations face aux menaces, de renforcer  la résilience de nos communautés et d’assurer une meilleure articulation entre prévention,  réponse et rénovement après catastrophe
« 
Et de conclure « : En validant cette politique, nous posons un jalon important vers un avenir plus sûr et plus stable pour notre pays »
Bien  auparavant, la vice-ministre  avait  fait  valoir  que la RDC  est un pays  béni par la nature  mais aussi  exposé  à  une diversité  des risques.

« La République démocratique du Congo est un pays béni par la nature, mais aussi exposé à une diversité de risques à savoir, inondations, glissement de terrain, éruption volcanique, épidémie, accidents  industrielles, conflits et autres chocs qui fragilisent nos communautés. Chaque année, ces événements entraînent de pertes en vie humaines, des restrictions de fastriture,  de déplacement des populations et de ralentissement économique majeur« , a-t-elle souligné.

De son côté, le Secrétaire général  de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation  et Affaires couturières, Jean  Rigobert  Tshimanga  Musungayi  a fait  savoir  que l’élaboration  de cette politique nationale  des gestions des risques  des catastrophes naturelles  s’inscrit  dans le Plan du gouvernement  de la République  démocratique du Congo  pour la protection  et la sécurisation  du territoire nationale.
« L’élaboration de cette politique nationale  des gestions des risques  des catastrophes naturelles et anthropiques  s’inscrit dans le plan d’action  du gouvernement  de la République démocratique du Congo  particulièrement dans son deuxième pilier à savoir: : protéger les territoires nationales  et sécuriser les personnes et leurs biens« .

Et d’ajouter :  » Cet atelier,  constitue une étape décisive.  Il nous révient d’examiner ensemble   et de valider  ce projet de document stratégique  mis à notre disposition afin qu’il reflete  fidèlement les aspirations de notre peuple  et qu’il serve d’outils efficaces de prévention,  de préparation,  de réponse et  d’élèvements en cas des catastrophes ».

Engagement de la RDC  dans un approche générale

 De son côté, le Coordonnateur  resident  du Système des Nations Unies, Bruno   Lemarquis,  a souligné  qu’ en adoptant la politique  nationale de gestion des risques des catastrophes, la République Démocratique du Congo  s’engage  dans un approche générale, coordonnées  et tournés  vers un avenir  meilleur.  » En adoptant cette politique, la RDC s’engage dans une approche globale, coordonnée et tournée vers l’avenir, une approche qui protège sa population, son économie et son environnement. Une approche qui vise à faire de la prévention le cœur de la gestion des risques et à intégrer la résilience dans chaque plan, chaque projet, chaque décision.

Pour  lui, la prévention  est un investissement  intelligent qui permet  de sauver  des vies  » Qu’on intègre cette dimension du risque dans toutes les activités de développement, car la prévention n’est pas un luxe, c’est un investissement intelligent et surtout il permet de sauver des vies, il permet de préserver les écoles, les offritos, les routes.

Il soutenu  que la RDC  fait un pas décisif avec cette  politique.
 » La RDC fait un pas décisif avec cette politique vers un avenir plus sûr et plus résilient. Un décret d’adoption vient de reformaliser cette politique.  Nous l’attendons avec confiance, mais je dois dire aussi avec impatience pour que le travail puisse commencer.  Car cette politique n’est absolument pas une fin en soi. Sa mise en œuvre demandera des efforts considérables sur le long terme, soutenus à tous les niveaux de l’État, que ce soit l’exécutif, le législatif et même le pouvoir judiciaire, au niveau central, au niveau provincial, avec l’engagement de la société civile, des universités et du secteur privé. Ensemble, transformons les risques en opportunité, les crises en levier du développement et la vulnérabilité en résilience. La République démocratique du Congo mérite un avenir plus sûr et plus durable, a-t-il  conclu.

ACP/C.L.

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