Kinshasa, 23 septembre 2025 (ACP).- L’intervention du Président de République démocratique du Congo (RDC) à la 80ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York (États-Unis), est programmée mardi, occasion indiquée pour faire sa lecture des défis mondiaux.
Son pays, la RDC, occupe la vice-présidence de cette session placée sous le thème: « Mieux ensemble : plus de 80 ans au service de la paix, du développement et des droits humains ».
Au pays, comme en dehors des frontières nationales, le microcosme politique est en attente du grand oral du Chef de l’Etat congolais sur le coup de 19h00 (18h00 GMT).
Du haut de cette tribune des Nations Unies, Félix Tshisekedi va sans doute inviter la communauté internationale à la reconnaissance des génocides congolais et dénoncer la partialité observée dans le traitement des enjeux mondiaux.
Sera également au menu des dénonciations, d’après un membre de la délégation congolaise joint au téléphone, le silence coupable de cette communauté internationale face aux décennies de crimes et de déstabilisation du pays de Lumumba par l’agresseur rwandais, qui continue de semer mort et désolation dans l’Est congolais, et cela en toute impunité.
Une des preuves patentes est le retard constaté dans l’activation de la Résolution 2773 de l’ONU, reconnue par tous comme solution à la crise sécuritaire qui freine la paix et le développement de la région des Grands lacs.
Face aux dirigeants du monde réunis au siège de l’ONU, le Chef de l’État ne manquera pas d’enfoncer le clou sur son plaidoyer développé lundi à New York au cours d’une conférence-débat sur « la reconnaissance internationale des génocides congolais ».
Une manière pour le numéro 1 congolais de partager avec eux le schéma conçu par lui, pour atteindre cette reconnaissance légitime.
Il s’agit, selon Tshisekedi, d’un débat autour de « trois axes majeurs », à savoir « cartographier les faits en République démocratique du Congo au cours des trente dernières années (…), établir l’existence des génocides perpétrés sur notre sol à l’aune des critères reconnus par les droits de l’homme (…) et mettre en place une architecture de justice transitionnelle adaptée à nos réalités, garantissant vérité, poursuite et réparation ».

Une esquisse des récentes victoires diplomatiques enregistrées par la RDC, dont son élection comme membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU (2026- 2027), ne manquera pas dans cette adresse du Président congolais, de même que la position de la RDC comme « Pays-solution » dans les grands enjeux environnementaux, à l’approche de la COP 30 qui se tiendra du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, dans le nord du Brésil.
Au moment où la communauté internationale se précipite au chevet de « l’Etat palestinien » et de l’Ukraine, l’homme d’Etat congolais et ancien président en exercice de l’Union africaine (UA) pourra enfin épingler les cas également oubliés des conflits soudanais et libyen, entre autres, ainsi que celui du péril djihadiste qui perdure dans les pays du Sahel.
ACP/C.L.

