Groupes armés dans l’Est : « le moment  est arrivé  pour dire : stop » (Secrétaire exécutif de la GIRGL)

Kinshasa, 26 mars 2024 (ACP).- L’exclusion des groupes armés de l’Est de la République démocratique du Congo a été évoquée lors d’une séance de travail présidée mardi au Mécanisme national de suivi  à Kinshasa par le secrétaire exécutif de  la Conférence internationale  pour la région des Grands Lacs(CIRGL), selon une source diplomatique.

« Nous lançons  un appel  ici, aux groupes  armés  basés  dans l’est de la RDC à  déposer  leurs armes,   et à  proposer  leurs agendas politiques. Si nous  pouvons  faciliter, nous  sommes  là  pour ça, mais  on ne peut pas continuer  d’accepter  que des groupes  armés  continuent de créer l’insécurité dans un territoire  souverain  (…) ; nous allons  dire, le moment  est arrivé  pour dire  stop et ce n’est pas loin ce moment », a  déclaré Joao Samuel Caholo, secrétaire exécutif de la CIRGL.

Le secrétaire exécutif de la CIRGL venu en RDC dans le cadre de l’évaluation  de la situation  qui prévaut au   pays  notamment  dans  l’est,  a fait cette déclaration   à  l’issue  d’ une séance de travail  tenue  avec le professeur Alphonse Ntumba Luaba Lumu, Coordinateur du Mécanisme national de suivi (MNS).

 Le Coordinateur a laissé entendre   que dans les processus  de Luanda et de Nairobi, c’est la promotion de   la paix qui prime et qu’ « il y a des fenêtres  d’opportunités  qui sont ouvertes par ces  processus ».

« Il appartient  aux groupes  armés  y compris  le M23 de se saisir  de ces fenêtres  d’opportunités  qui passent  par le « Désarmement, Démobilisation, Relèvement  (DDR) parce qu’il  viendra  un temps  où on dira + le désordre  c’est fini + », a-t-il insisté.

« Il y a un  temps  pour  la diplomatie , et il y a un temps,  lorsque le processus  diplomatique  arrive  à  bout , d’utiliser  aussi  la contrainte  pour obtenir  que les lois du pays, la souveraineté  du pays, l’intégrité  territoriale  du pays  soient  respectées », a noté le professeur Ntumba Luaba.

Il a ajouté que   « l’ Afrique  centrale comme  la région  des Grands Lacs  ont  grandement  besoin  de  stabilité ».

« On ne  peut pas continuer  à  assister  aux  spectacles  désolants, dramatiques, déshumanisants avec  des millions    des femmes, d’enfants, des personnes  âgées, des déplacés, des massacres », a martelé le Coordinateur du MNS.

La Cirgl, la SADC, l’Union africaine  et l’ONU sont à compter parmi les garants de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba  appelés à sa bonne mise en œuvre.

ACP/

Fil d'actualités

Bendélé Ekweya té

Pas un centimêtre 1Cm

Tous unis derrière nos forces armées

Sur le même sujet