Kinshasa, 16 janvier 2026 (ACP).- Les Congolais, toutes tendances confondues, ont été exhortés à être des artisans de la paix, en cette période d’agression rwandaise dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), lors du culte commémoratif du 25ème anniversaire de la disparition de l’ancien Président congolais, M’zee Laurent-Désiré Kabila, à Kinshasa.
«Vous et moi qui vivons sur cette terre, nous devons faire vivre le règne de Jésus-Christ. Œuvrons pour que la paix règne dans notre pays et non la guerre», a déclaré l’évêque Moïse Mazaburu, prédicateur du jour.
Il a insisté dans son sermon sur l’abandon des pratiques négatives qui empêchent de «faire vivre le règne de Dieu» en RDC, bien qu’étant un pays abondamment béni.
«Nous sommes nous-mêmes auteurs de ce qui nous arrive. Nous devons nous poser aujourd’hui, chacun en ce qui le concerne, la question de savoir ce que je fais pour rendre manifeste le règne de Dieu dans mon pays », a-t-il renchéri.
Devoir de pérenniser les idéaux et valeurs légués par M’zee
Intervenant à son tour, Mme Emma Selemani, représentante de la Fondation M’zee LD Kabila, a communiqué à l’assistance le message de son organisation à l’occasion de ce 25ème anniversaire, appellant à la pérennisation des idéaux et valeurs héritées de ce héros national.
« M’zee était non seulement un père, mais aussi et surtout un serviteur du peuple, un leader réfléchi, un modèle à suivre. Il était également un défenseur des opprimés et des défavorisés, un militant pour les droits et la justice de tous, sans distinction de classe, de statut ou de religion. M’zee nous a enseigné que le leadership ne concerne pas soi-même, le moi, l’homme, mais qu’il concerne le nous et qu’il implique des sacrifices. Sacrifices qu’il a payés dans sa vie, tout en demeurant fidèle aux idéaux qu’il incarnait dès l’âge de 16 ans », a-t- elle indiqué.Ce héros national dont la pensée, les idéaux et la personne humaine continueront à inspirer des générations, s’est surtout distingué par son sens du sacrifce pour le bonheur collectif. Il incarnait, d’après Mme Selemani, « le courage, la discipline, la persévérance, l’amour de la patrie, le patriotisme et le panafricanisme ».
Au chapitre des réactions, certains acteurs politiques et anciens compagnons du défunt, ont rappelé le sens profond de cette date qui résume, selon eux, l’accomplissement d’un parcours héroïque et de soldat du peuple.
« La commémoration de ce jour me rappelle juste une image de libération, une image d’autodétermination et des peuples qui se battent et qui continuent à se battre. Vous vous rendez compte, aujourd’hui, 25 ans jour pour jour, M’zee nous a quittés après avoir imprimé au peuple congolais une attitude et un comportement politique en paix, panafricaniste,afin que nous ne puissions jamais, alors jamais, tolérer que l’oppression, la tyrannie, et toute forme d’oppression de l’homme congolais ne soit jamais une réalité », a martelé Christophe Kolomoni, un membre de l’association « Les compagnons de M’zee », et ancien directeur général de la Radio télévision nationale congolaise (RTNC).
« Lorsque les peuples maîtrisent les rouages politiques, les États se démocratisent en éradiquant les affrontements belliqueux au profit de la paix et de la concorde, auxquelles aspirent généralement les grandes masses », avait déclaré Laurent-Désiré Kabila dans un message à la Nation le 17 mai 1999, selon un fascicule distribué par les organisateurs, lors du culte.
Né le 27 novembre 1941, dans le territoire de Likasi, dans l’ex-province du Katanga, Laurent-Désiré Kabila a été assassiné le 16 janvier 2001 dans son bureau au Palais de marbre. ACP/C.L.

