Kinshasa, 16 janvier 2026 ( ACP).- Les participants d’une table ronde tenue à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, ont été appelés à s’approprier la culture de la paix, lors de la clôture, vendredi, de ces assises organisées par la Fondation congolaise pour la promotion des droits humains et la paix (FOCDP).
« Approprions-nous la culture de la paix, car elle n’est pas l’apanage du Président de la République seul, ni de la société civile, mais c’est notre affaire à tous. J’invite ici à une synergie entre autorités gouvernementales, Parlement et société civile: chacun de nous est responsable dans la quête de la paix », a dit Grâce Neema Paininye, questeure adjointe à l’Assemblée nationale et élue du territoire d’Ango dans la province du Bas-Uélé, dans le nord de la RDC.
« Je lance ce vibrant appel en ce jour, aux acteurs clés de la paix du pays, à une appropriation des processus engagés par le Président de la République et Chef de l’État, Félix Tshisekedi, pour le rétablissement durable de la paix sur toute l’étendue de la République », a-t-elle ajouté.
Évoquant son parcours académique aux États-Unis, la questeure adjointe a invité les Congolais à tirer des leçons des stratégies efficaces d’organisations, de lobbying et de défense des intérêts nationaux que certaines puissances et pays voisins exploitent dans les faiblesses internes de la RDC.
A cet effet, elle a loué la tenue de cette table ronde en rendant hommage aux organisateurs, notamment la ministre des Affaires sociales honoraire, Nathalie Aziza Munana, pour son leadership et ses réalisations, estimant que la nation a besoin de telles figures inspirantes.
Réappropriation de la culture de paix, conditions indispensables à la stabilité du pays
De son côté, le Professeur Pax André-Marie Kito, président de la FOCDP, a insisté sur la nécessité pour les Congolais de se réapproprier la culture de la paix, condition indispensable à la stabilité et au développement du pays.
« L’objectif principal de ces assises rendues possibles grâce aux appuis de la Fondation Calix Munana, a été de favoriser une appropriation nationale du processus de paix, en mettant un accent sur le rôle des Congolais eux-mêmes dans la prévention des conflits, la médiation, la réconciliation nationale et la reconstruction du tissu social », a-t-il dit.
« Sans l’implication active des communautés locales, aucun accord, ni aucune initiative ne peut produire des résultats concrets », a fait savoir Monseigneur Pax André Marie Kito, Bâtisseur universel de la paix.
Pour lui, la paix en RDC ne peut être importée, mais elle doit être « construite par les Congolais, pour les Congolais, à travers des mécanismes locaux , inclusifs et respectueux des droits humains ».
A cet effet, le président de la FOCDP a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des acteurs de terrain afin qu’ils deviennent de véritables ambassadeurs de la paix, capable d’agir efficacement dans leurs communautés respectives.
Par ailleurs, au cours de cette rencontre, les intervenants ont expliqué aux participants la mission et le travail d’un ambassadeur, médiateur et bâtisseur de la paix.
« La mission et le travail d’un ambassadeur, médiateur et bâtisseur de la paix est de prier pour les dirigeants du pays, veiller sur les malheureux et les personnes désespérées ainsi que les nécessiteux. Ils ont pour travail de promouvoir la paix dans le pays et d’aller de lieux en lieux pour guérir les personnes abandonnées », a fait savoir pour sa part, Milenge Mwenelwata, ambassadeur de la paix.
La table ronde a réuni plusieurs acteurs clés du processus de paix, notamment des députés et sénateurs, des ambassadeurs de la paix, des médiateurs communautaires, des leaders religieux, des représentants d’organisations de la société civile, des experts en résolution des conflits ainsi que des jeunes et des femmes engagés dans la consolidation de la paix. ACP/C.L.

