Investiture du président Tshisekedi : une invitation déposée chez l’ex-président Kabila

l’ex-président Kabila

Kinshasa, 18 janvier 2024(ACP).- Une invitation a été adressée à l’ancien président Joseph Kabila pour assister à la cérémonie d’investiture du président réélu Félix Tshisekedi, prévue le 20 janvier au Stade des Martyrs de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, comme l’a annoncé, jeudi, le Haut Représentant du chef de l’État, Serge Tshibangu, lors d’un briefing spécial au stade des Martyrs à Kinshasa, consacré aux préparatifs de l’investiture du Président de la République démocratique du Congo.

L’invitation a été transmise par le Protocole d’État avec accusé de réception des services de l’ancien président, le sénateur à vie Kabila. « L’ancien Président Joseph Kabila a reçu une double invitation, en tant qu’ancien chef de l’État et en tant que sénateur membre du Sénat, ainsi qu’en tant que citoyen congolais. Il est donc invité triplement « , a précisé le Haut Représentant Serge Tshibangu.

L’ex-président Kabila avait transféré le pouvoir à l’opposant Félix Tshisekedi, issu du parti historique de l’opposition en RDC, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Après 32 ans d’opposition, l’UDPS avait réussi à prendre le contrôle des affaires de l’État en formant une coalition avec le Front commun pour le Congo (FCC) de M. Kabila. Cette transition pacifique à la tête de l’État était la première depuis l’accession de la RDC à l’indépendance le 30 juin 1960.

En 1965, le président Joseph Mobutu avait pris le pouvoir par un coup d’État contre le président Joseph Kasa-Vubu. Pour renverser le dictateur Mobutu après 32 ans au pouvoir, le rebelle Laurent-Désiré Kabila l’avait renversé le 17 mai 1997 avec le concours de plusieurs armées étrangères. En janvier 2001, Mzee Kabila avait été assassiné dans son bureau par l’un de ses gardes du corps.

Plusieurs personnes avaient été condamnées dans le procès de cet assassinat, mais elles avaient toujours clamé leur innocence. C’est ainsi que son fils Joseph Kabila avait pris le pouvoir en janvier 2001 jusqu’au 24 janvier 2019.

L’ex-président est devenu très discret depuis la rupture de la coalition avec son successeur Tshisekedi. « Cette invitation est un message fort de recherche de cohésion nationale de la part du président Tshisekedi », a analysé un diplomate africain en poste à Kinshasa.

Du côté de l’ex-président, le silence est de mise. Personne n’est immédiatement disponible pour répondre aux questions de l’ACP. La RDC a organisé son 4ème cycle électoral. Les évêques catholiques ont dénoncé de nombreuses irrégularités, mais ont finalement promis « d’apporter leur contribution » à la réussite du deuxième mandat du président Tshisekedi.

ACP/

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