Kinshasa, 8 mars 2026 (ACP).- Des formulaires pour l’obtention des cartes de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) ont été mis à disposition des journalistes, samedi, lors d’une matinée de restitution à Kinshasa capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« La carte, c’est le seul document qui prouve que vous êtes journaliste, et avec tous les avantages qui vont avec, c’est-à-dire protection, d’abord physique, ensuite protection de votre métier, puis protection en cas de problème vis-à-vis de la justice, et vis-à-vis des tiers. Donc aujourd’hui, nous lançons la mise à disposition de ces formulaires que tout journaliste de Kinshasa doit remplir pour constituer son dossier qui sera à l’étude, et une fois validé, cela va remonter au niveau national, pour l’établissement de la carte qui sera signée par notre président national et le président de la Commission de la carte », a déclaré Jean-Marie Kassamba, président provincial de l’UNPC Kinshasa.
À en croire M. Kassamba, qui a dans ses attributions cette charge provinciale « cet événement s’inscrit dans le cadre de l’assainissement du métier et surtout de la valorisation des journalistes en République démocratique du Congo. La ville de Kinshasa compte environ 5.000 journalistes, mais ces journalistes, depuis un certain temps, pour ne pas dire plusieurs années, souffrent d’un manque de leur carte d’identité professionnelle. C’est pour cela que le ministre Muyaya, à qui nous rendons hommage, a initié toute une série de réformes, notamment celles concernant la réhabilitation de notre métier pour identifier les journalistes. Ce processus a touché à son terme il y a quelques jours », a-t-il indiqué.
De son côté, Jasbey Zegbia, secrétaire général de l’UNPC, a rappelé devant l’assistance que la liberté de la presse constitue l’un des piliers fondamentaux de l’État de droit et que son exercice demande un cadre normatif capable d’identifier son personnel.
« La liberté de la presse est l’un des piliers fondamentaux de l’État de droit. Toutefois, son exercice requiert un cadre normatif précis, capable d’identifier les professionnels habilités à pratiquer le journalisme, tout en assurant leur responsabilité sociale et en protégeant la crédibilité de l’information. Dans ce contexte, la carte d’identité professionnelle du journaliste devient un outil juridique et professionnel essentiel à l’organisation de la profession », a-t-il soutenu.
Pour sa part, le président de la commission de la carte de presse, qui a parlé sur l’exercice de la profession de journaliste en RDC, a rappelé ce dernier qu’il est au service du public et, par ce fait, il a des normes et des responsabilités sociales.
« Je voudrais rappeler une fois de plus que l’exercice de la profession de journaliste dans notre pays, ne se fera plus de manière aléatoire, au gré de nos propres intérêts ou de notre liberté individuelle. Le journaliste est au service du public et, par ce fait, il a des normes et des responsabilités sociales. Il est comme l’horloge qui nous permet de régler notre vie. (…) Nous sommes un facteur important de la cohésion sociale. C’est pour ça que le journalisme est un métier jaloux, il est exclusif », a martelé M. Charles Dimandja.
« Vous ne pouvez pas exercer concomitamment le métier de journaliste avec un autre. Vous ne pouvez, par exemple, pas être journaliste et pasteur ; vous ne pouvez pas être journaliste et juge ; c’est inconcevable », a-t-il insisté, tout en apaisant que la carte de presse délivrée aux professionnels des médias en RDC est une «garantie d’identité, de protection et de responsabilité professionnelle ».
Lancée officiellement le 19 février 2026 à Kinshasa, l’obtention de cette carte d’identité des chevaliers de la plume reste, selon Charles Dimandja, « une garantie d’identité, de protection et de responsabilité » et distingue le professionnel de l’imposteur. ACP/JF

