Kinshasa, 26 juin 2026 (ACP).- Un État de droit sans les femmes a été considéré comme un État à moitié construit, a indiqué vendredi une magistrate militaire, lors d’une journée de réflexion axée sur « Le combat de la femme pour l’émergence de la RDC, de l’indépendance jusqu’à nos jours », organisée à Kinshasa, en République démocratique du Congo(RDC), en marge du 66 ème anniversaire de l’indépendance de la RDC.
«Le thème que nous avions développé ce jour est axé sur la contribution des femmes dans la justice militaire congolaise pour l’émergence de la RDC. Un État de droit sans les femmes est un État à moitié construit et sans la femme congolaise, l’émergence d’un État de droit est impossible », a déclaré la magistrate Lyly Muzila, commissaire.
Elle a appelé les parents à laisser leurs enfants embrasser l’armée pour la place qu’elle occupe dans la nation.
«L’armée n’est pas une poubelle pour envoyer seulement les enfants qui se comportent mal et dont vous êtes fatigués, mais laissez plutôt les filles qui veulent embrasser l’armée venir », a-t-elle soutenu.
Elle a indiqué que la contribution des femmes à la justice militaire est essentielle pour l’émergence de la République démocratique du Congo.
«La contribution des femmes à la justice militaire en République démocratique du Congo est essentielle pour l’émergence du pays. La participation renforce les institutions, protège les droits humains et favorise la paix et la bonne gouvernance », a-t-elle dit.
Selon elle, pour bâtir un État de droit moderne et démocratique, il est crucial de promouvoir les femmes dans les institutions militaires et judiciaires, garantissant ainsi une représentation équitable et une performance améliorée de la justice militaire.
«La femme congolaise a toujours joué un rôle déterminant, souvent dans les coulisses, pour l’émergence d’un État de droit en République démocratique du Congo. Même si elle n’a pas été visible sous les projecteurs, elle était là. La femme congolaise est tout pour l’émergence d’un pays de droit. Sans la femme, sincèrement(…) Donc la femme a toujours joué un rôle, et un rôle pas le moindre », a-t-elle conclu.
Cette journée de réflexion a été organisée par la fondation des Femmes de Droits (FFD/Asbl) qui a été créée en 2022 sous l’initiative de Me Gracia Misenga Kapuku, avocate et assistante à la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa. Devenue fonctionnelle la même année, elle œuvre pour l’amélioration des conditions de vie des femmes en République démocratique du Congo.
Elle a pour objectifs de faire connaître aux femmes et aux jeunes filles leurs droits, de promouvoir l’égalité des sexes dans tous les aspects de la vie de l’être humain, de valoriser la femme dans la société quel que soit son statut, de renforcer l’autonomisation économique des femmes et de placer l’égalité au cœur des processus de planification et de budgétisation au niveau national. Comme projet d’avenir, la FFD/Asbl prévoit de créer et construire des centres de rattrapage et d’apprentissage pour les filles-mères et les démunis.
ACP/N/B/Mok

