RDC : l’utilisation avec responsabilité de l’Intelligence artificielle recommandée au corps scientifique d’une université

Kinshasa, 26 juin 2026 (ACP).-L’utilisation avec discernement et responsabilité de l’Intelligence artificielle (IA) a été recommandée vendredi, au corps scientifique et estudiantin de l’Université pédagogique nationale (UPN) à Kinshasa, en République démocratique du Cong(RDC), lors d’une journée scientifique consacrée à l’élaboration et à l’adoption d’une Charte de la recherche.

« La montée en puissance des technologies numériques, l’accès massif aux ressources documentaires en ligne et, plus récemment, l’émergence de l’Intelligence artificielle générative transforment et bousculent profondément les pratiques de recherche, d’enseignement et de rédaction scientifique (…) Il faut apprendre à l’utiliser avec intelligence, discernement et responsabilité, dans le respect des principes fondamentaux de la recherche scientifique », a déclaré la professeur Yvonne Ibebeke, rectrice de l’UPN.

Elle a révélé les opportunités offertes en matière d’accès au savoir et de collaboration, tout en mettant en garde contre les risques liés à l’intégrité académique : plagiat, fabrication de données, biais algorithmiques et question de l’authenticité des productions.

Intervenant sur « l’IA comme levier de transformation de la recherche scientifique », la professeur Odette Sangopamba a fait remarquer qu’au Congo, cet outil avance sans experts, sans data center et sans programme universitaire adapté, appelant ainsi à l’investissement et à l’adaptation des données propres , afin de ne pas se faire dicter l’avenir par l’Intelligence artificielle.

« Donc, si nous ne nous intéressons pas de l’IA, comme j’avais dit, l’IA va s’occuper de nous. Et nous allons rester dépendants. Donc, du point de vue technologique, ce serait seulement les pays du Nord. Et nous, nous serons marginalisés si nous ne nous intéressons pas », a-t-elle martelé.

Perspective et stratégie pour la RDC: développement des infrastructures

« Il nous faut des investissements dans les data center; déploiement de l’Internet haut débit; aussi, formation et renforcement des capacités. Donc, intégration davantage de l’IA dans les universités, formation continue de chercheurs », a proposé la professeure Sangopamba.
Face aux risques de plagiat dans les travaux universitaires, le professeur Albert Pongo a martelé sur la nécessité d’usage rigoureux de la citation à tous les niveaux.

Entre outils de gestion bibliographique, relecture par les pairs et vigilance sur les formats, il a rappelé des réflexes pour bien référencer ses textes et éviter tout emprunt mal signalé.
« Il faut d’abord utiliser un outil de gestion des références bibliographiques », a-t-il préconisé.

L’Université pédagogique nationale s’est dotée ainsi d’un cadre de référence pour encadrer les comportements des chercheurs et préserver la crédibilité de ses travaux.
ACP/N

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