Photo de famille entre la Première ministre et ses hôtes
Kinshasa, 17 septembre 2026 (ACP).- La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) de la République démocratique du Congo a préconisé mercredi une collaboration avec le gouvernement dans le respect des compétences respectives de chaque institution, à l’issue d’une réunion avec la Première ministre, selon un communiqué.
« Nous voulons que la collaboration se fasse dans le respect des compétences de chaque institution, parce que la CNDH est une institution d’appui à la démocratie et fonctionne sur la base des Principes de Paris qui consacrent son indépendance », a déclaré Paul Nsapu, président de la CNDH, cité dans le communiqué de la Primature.
Pour rendre cette collaboration efficace, il a été recommandé de renforcer les points focaux au sein des différents ministères.
Ces interlocuteurs serviront de relais avec la CNDH, afin de faciliter le travail de l’institution nationale de défense des droits de l’Homme.
Quelques ministères sectoriels sont particulièrement visés, notamment la Justice, où la CNDH souhaite obtenir une instruction facilitant l’accès de ses équipes aux prisons, les maisons d’arrêt, les cachots et autres lieux de détention ainsi que la formation des acteurs judiciaires.
Avec le ministère de l’Intérieur, la collaboration pourrait porter sur le respect des délais de garde à vue, le respect des droits humains lors des opérations de maintien de l’ordre ainsi que les conditions de détention dans les locaux de la police.
Au niveau du ministère de la Fonction publique, il sera question de développer une approche « Administration publique et droits humains » qui intègre les droits humains dans la formation, l’éthique et la gestion des ressources humaines de l’Etat.
La Première ministre a, à cet effet, instruit les responsables concernés de renforcer ce mécanisme de collaboration, sans interférence dans les compétences respectives des institutions.
« Chaque ministère va renforcer son point focal par lequel les informations, les demandes et les requêtes de la CNDH pourront passer, afin de permettre au Gouvernement de donner des réponses à temps », a martelé M. Nsapu.
Au-delà du cadre institutionnel, cette collaboration se veut également concrète sur le terrain. La CNDH intervient notamment dans la prévention des tensions et la recherche de compromis lorsqu’il s’agit de questions liées à l’exercice des libertés publiques.
À travers cette réunion, le Gouvernement Suminwa et la CNDH entendent ainsi maintenir un cadre de dialogue régulier, permettant de mieux prendre en compte les préoccupations de la population en matière de promotion et de protection des droits humains.
Une dynamique qui doit également s’appuyer sur la collaboration déjà engagée avec le ministère des Droits humains, pour faire du respect des droits et libertés un travail partagé entre les différentes institutions.
ACP/SL

