La communauté internationale appelée à des mesures protégeant la souveraineté de la RDC

Kinshasa, 09 mars 2026 (ACP).- La communauté internationale a été appelée à prendre des mesures urgentes pour défendre la souveraineté de la République démocratique du Congo, lors d’une déclaration faite lundi, par le Mouvement de réveil de la jeunesse congolaise (MRJCO), à Kinshasa, la capitale.

« Le MRJCO salue les sanctions prises par les États-Unis contre certains officiels rwandais impliqués dans l’agression contre notre pays, appelle le peuple congolais à condamner cette agression et demande au gouvernement ainsi qu’à la communauté internationale de prendre des mesures urgentes pour protéger la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo », a déclaré John Mbaya, président de cette formation politique.

Evoquant la question de la révision de la Constitution, cet acteur politique a condamné l’attitude du deuxième vice-président du Sénat, Bahati Lukwebo, qui a remis en cause cet exercice.

« Le MRJCO dénonce avec la plus grande fermeté l’attitude du deuxième vice-président du Sénat, Bahati Lukwebo, qui a remis en cause la révision de la Constitution de notre pays », a-t-il dit.

Pour M. Mbaya, par ailleurs, la Constitution est le socle de la République et toute tentative de révision doit être faite dans l’intérêt supérieur de la nation, et non pour servir des intérêts personnels ou politiques.

« Pour le MRJCO, la révision de la Constitution est inévitable afin de permettre à notre pays de se doter d’un texte qui tiendra compte de sa souveraineté et des intérêts suprêmes du peuple congolais », a-t-il affirmé.

Poursuivant sa déclaration, le président du MRJCO a indiqué que l’article 217 de la Constitution actuelle oblige le pays à céder une partie de son territoire pour promouvoir la paix en Afrique.

« Un article conçu pour permettre aux agresseurs rwandais de récupérer une partie de notre territoire », a-t-il fait savoir.

Le MRJCO a également condamné l’attitude de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), qui, selon ce mouvement, semble oublier les agressions répétées dont le pays est victime de la part du Rwanda, alors que l’Église devrait jouer un rôle important dans la promotion de la paix, de la réconciliation et dans la solidarité avec la souffrance du peuple congolais. ACP/JF

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