La jeunesse universitaire de la RDC appelée à la prise de conscience

Kinshasa, 17 juillet 2026 (ACP).- La jeunesse universitaire de la République démocratique du Congo (RDC) a été appelée à la prise de conscience, lors d’un échange-débat sur les réformes institutionnelles, vendredi, à l’Université pédagogique nationale (UPN) à Kinshasa, la capitale.

« Je voudrais vous inviter à une prise de conscience de ce que nous sommes et de ce que nous représentons (…) C’est-à-dire que l’important n’est pas ce qu’on a fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu’on a fait de nous. Nous sommes des diplômés, vous êtes des licenciés », a déclaré Samuel Kombe, coordonnateur des étudiants de l’UPN.

Il a, à cette occasion, invité les étudiants à prendre conscience de leur rôle dans la société, en les encourageant à faire preuve d’audace et à participer directement à la gestion des affaires publiques, plutôt que de rester en marge des formations politiques.

Selon M.Kombe, l’engagement politique exige avant tout du courage et de la détermination.

« Il faut agir comme si tout était possible. Lorsqu’on échoue, on apprend », a-t-il martelé, précisant que « la réussite est souvent le fruit de la persévérance face aux incertitudes ».

La concentration des fonctions politiques dénoncée

Pour sa part, le président du mouvement « Congo en avant », Kas Kasongo, a dénoncé la concentration des fonctions politiques entre les mains d’un même individu, estimant que cette pratique limite l’égalité des chances pour les citoyens.

« Nous sommes dans une situation où la même personne est candidate députée provinciale, députée nationale, sénatrice. Après cela, cette même personne cherche encore à être membre du gouvernement », a-t-il déploré, avant de fustiger l’instrumentalisation de la jeunesse congolaise par les hommes politiques sans qu’elle puisse bénéficier d’une opportunité quelconque.

« Les jeunes qui mobilisent et qui sont utilisés comme marchepied ou comme collaborateurs pour faire élire restent en marge, tandis que le suppléant est souvent un membre de sa famille », a indiqué M. Kasongo.

Le président de « Congo en avant » a estimé que cette situation favorise la concentration du pouvoir entre les mains d’un cercle restreint, précisant que « ces personnes finissent par gérer presque tout le système de notre pays ».
M. Kasongo a plaidé, à cet effet, pour des réformes institutionnelles garantissant une meilleure application du principe d’égalité consacré par la Constitution, afin de permettre à chaque citoyen de participer à la gestion des affaires publiques sur la base du mérite.

Avec pour thème « Quelle place pour les jeunes dans la gouvernance démocratique et les instances de prises de décision ? », ce grand débat sur les réformes institutionnelles a été un espace d’échanges et de propositions pour bâtir des institutions inclusives et une démocratie forte.

ACP/N/K

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