Kinshasa, 17 juillet 2026 (ACP).- La mise en place d’un mécanisme national de prévention de la torture avec comme mission, notamment d’effectuer des visites dans les lieux de détention, a été préconisée vendredi à Kinshasa, en République démocratique du Congo(RDC), par l’ONG « Alliance pour l’universalité des droits fondamentaux », lors d’un atelier à Kinshasa.
« Nous insistons sur la nécessité de créer un Mécanisme national de prévention de la torture, prévu par le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture. Ce mécanisme aura pour mission d’effectuer des visites inopinées dans tous les lieux de détention, sans préavis, afin de garantir davantage de transparence partout où il existe un risque de torture », a déclaré Me Henri Wembolua, président de l’ONG.
Il a indiqué que le nombre de personnes en détention préventive ayant atteint 70 %, la réduction de la surpopulation carcérale, la promotion des mesures alternatives à la détention préventive s’avère importante.
« La réduction de la surpopulation carcérale constitue aussi une priorité. Nous constatons qu’environ 70 % des personnes détenues sont en détention préventive. C’est un chiffre très élevé. Il est donc indispensable de promouvoir des mesures alternatives à la détention préventive et d’améliorer l’accès aux prisons, afin d’assurer la publication régulière des données pénitentiaires et de veiller à l’application effective de la loi », a-t-il proposé.
Me Wembolua a précisé que parmi les recommandations importantes formulées lors de cette rencontre, figurent entre autres la protection des défenseurs des droits humains, des journalistes, des avocats et des organisations de la société civile.
« Nous appelons aussi à mettre fin aux lieux de détention informels. Tout doit être transparent. La Constitution et les lois de la République prévoient que des visites puissent être effectuées dans tous les lieux de détention », a-t-il dit.
« Il est essentiel d’enquêter et de poursuivre efficacement tous les auteurs d’actes de tortures, de décès en détention et de violences sexuelles, conformément au Protocole d’Istanbul, afin de garantir aux survivants de la torture l’accès aux soins, à l’assistance juridique, à la réhabilitation et à une réparation effective », a-t-il martelé.
En rapport avec la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture, commémorée le 26 juin de chaque, l’Alliance pour l’universalité des droits fondamentaux (AUDF), avec l’appui du ministère des Droits humains, de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme, a organisé cet atelier consacré à la présentation de l’Index mondial de la torture 2026 de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT).
Cette rencontre visait à analyser la situation de la RDC, à présenter la fiche d’information du pays et à promouvoir la mise en œuvre des recommandations internationales pour renforcer la prévention de la torture et la protection des droits humains.
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