Kinshasa, 28 juin 2026, ACP. – En réponse au message de la Cénco intitulé : « La Nation est en péril », la Coordination nationale de l’ASBL « Notre société civile du Congo (NSCICO) » a, dans une déclaration faite, samedi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), estimé pour sa part, que « La Nation est en essor ».
« La Nation n’est pas en péril, elle est en essor », a réagi l’ASBL « Notre société civile du Congo » au message de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cénco) qui estime que la RDC est en guerre.
« Nous disons que la RDC est agressée par le Rwanda, en complicité avec les traîtres dont les actes sont punissables par le Code pénal congolais », rétorque NSCICO, dans sa déclaration lue par son secrétaire exécutif national, Me Patient Lufungula.
Pour cette structure de la société civile, une lueur d’espoir est plutôt née sous le leadership du Président Félix Tshisekedi, avec l’obtention de la levée de l’embargo sur les armes, la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, exigeant le retrait des troupes rwandaises sur le sol congolais et le retrait du M23–AFC de toutes les zones occupées illégalement. Des avancées que les évêques catholiques refusent d’accepter, même s’ils reconnaissent des efforts du gouvernement dans l’amélioration du social, des infrastructures ainsi que des millions de dollars alloués à l’Eglise catholique, par le gouvernement congolais, dans le cadre du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T), pour lequel NSCICO trouve qu’un audit est nécessaire « pour justifier l’absence de tout détournement, par la Cénco qui n’a pas indiquer ce qu’ils ont fait de l’argent perçu », a-t-on fait observer.
NSCICO dit constater les progrès réalisés dans le système de défense, par la formation des plusieurs unités spécialisées qui se battent pour la souveraineté de l’Etat et pour l’intégrité territoriale, qui semble être le cadet des soucis des évêques, lesquels « prennent fait et cause de l’agression, de la rébellion et de l’opposition, trois fléaux qui pourtant gangrènent la société congolaise depuis l’indépendance à nos jours », déplore Me Patient Lufungula.
« La voix du peuple, la voix de Dieu »
« Nous sommes sidérés de lire les évêques s’inscrire sur la ligne droite des agresseurs et groupes terroristes, lorsqu’ils ne voient que la terreur dans les opérations de routine de la Police contre les manifestants en intelligence avec les puissances extérieures, contre les institutions inviolables de la République, tout en restant muets sur l’agression du pays par le Rwanda. Ces évêques qui sont allés pactiser avec les agresseurs et rebelles à Goma, la veille de la chute de la ville de Bukavu, sont contre le changement de la Constitution, non pas pour les intérêts du peuple Congolais mais, pour les intérêts des agresseurs, les rebelles et les puissances obscures derrière les pillages des richesses à l’Est du pays ».
A cet effet, « Notre société civile du Congo » demande au Président de la République, Félix Tshisekedi, de ne pas céder aux intimidations des évêques de la Cénco mais, « de ne se soumettre qu’à la seule autorité de la loi, à la volonté du peuple et aux accords internationaux à l’intérêt réciproque, dûment ratifiés par la RDC », a-t-on lu dans sa déclaration.
Cette structure demande également au Peuple congolais de « respecter les autorités légalement établies et d’exiger d’elles, en contre-partie, l’amélioration des conditions de vie ; la sécurité dans la parfaite harmonie et la symbiose autorités–population », estimant que cette symbiose est restée longtemps absente sur la scène politique, sociale et économique.
Par ailleurs, NSCICO demande à la Communauté internationale de veiller au respect des accords internationaux ratifiés par la RDC, « de mettre en œuvre la résolution 2773 du Conseil de sécurité, sans quoi (…), nous serons en droit de croire que vous êtes assimilables aux espions ou complice du mal congolais », indique-t-on.
Mise en garde de NSCICO
La Coordination nationale de NSCICO met en garde les évêques, membres de la Cénco et leur demande d’avoir du respect pour le Peuple Congolais.
« Nous, leaders contemporains de Notre Société Civile du Congo, nous ne ménagerons aucun effort pour mettre hors d’Etat de nuire les partisans des traîtres et des espions, en faisant usage de toutes les voies du droit contre des évêques non exemplaires au sein d’une association opposée aux autorités légalement établies et surtout la dénonciation et la poursuite en justice de ces prélats pour répondre de leurs actes », a-t-on lu dans la déclaration.
Pour la Coordination nationale de NSCICO, en s’opposant au processus démocratique de changement de la Constitution, la Cénco veut induire les Congolais en erreur, en leur faisant croire que la révision constitutionnelle vise le prolongement du mandat du Président de la République et que cet article représente un véritable rempart contre la dictature et la privatisation de l’ Etat.
« Nous affirmons que, l’article 220 lui-même est révisable et rien en Droit constitutionnel ou international ne s’oppose à la modification ou la suppression de notre Constitution, pour autant qu’en verrouillant certains articles sans se verrouiller soit même, sa révision est constitutionnelle et nous sommes prêts à initier une pétition pour obtenir sa modification », a déclaré la coordination de NSCICO, invitant les Congolais « à désavouer la démarche des évêques et d’être solidaires avec les autorités légalement établies, au lieu de mettre au même plan les autorités et les terroristes et agresseurs. Tout ceci afin de déboulonner le système d’infiltration des institutions de la République ». ACP/N.

