Kinshasa, 5 juin 2026 (ACP).-La population de la République démocratique du Congo (RDC) a été appelée, vendredi à Kinshasa, à de bons gestes contre la pollution plastique, par un artiste, lors du vernissage de l’exposition « Bikeko ya kopal’’ organisée en marge de célébration de la Journée mondiale de l’environnement.
« Le problème, c’est la mauvaise utilisation du récipient qui devient un déchet embarrassant. Je vous conseille de bons gestes », a dit Jean-Alain Masela, lors de cette activité organisée sous le thème « En finir avec la pollution plastique à Kinshasa.L’artiste a étalé, à cette occasion, ses œuvres faites en bouteilles plastiques dont chacune porte une interpellation pour l’agir responsable. Il y a parmi ces œuvres, une femmes enceinte des jumeaux que sont, selon l’auteur, la conscience et l’action, un couvre-chef traditionnel, appelant à une action, un homme saoul dénommé « Kuiti-kuiti », une statue traditionnelle pende, et tant d’autres.
Un appel relayé par le gouvernement de la République et les partenaires

Au cours de cette activité, organisée par la plateforme environnementale ‘‘Moyako’’ et ses partenaires, les différents panels ont relayé cet appel à l’action pour faire face à la pollution due au plastique, particulièrement aux bouteilles utilisées comme récipients.
Représentant la Primature, Idesbald Chinamula, conseiller principal de la Première ministre, en charge du collège Environnement, urbanisme, habitat, travaux publics et infrastructures a rappelé les actions menées par le gouvernement pour lutter contre la pollution créée par les déchets plastiques.
Selon lui, le Gouvernement de la RDC a initié plusieurs actions pour résorber le défi lié aux déchets plastiques, notamment une étude menée dans toutes les provinces du pays ainsi que l’exonération des droits de douane et d’autres taxes en faveur des entreprises actives dans le recyclage.
« Le plastique, à ses débuts, était un exploit, mais aujourd’hui, c’est un défi. Au niveau du Gouvernement, tous les ministères sont impliqués dans cette question des déchets plastiques. Le Gouvernement a initié une étude pour cerner le problème, dont les résultats ont été remis fin mai. Il a également renoncé à certaines recettes en accordant des exonérations à certaines entreprises qui investissent dans ce secteur précis », a-t-il dit.
De son côté, l’Unesco, par la voix d’Olivier Kashongue, chargé de programme des sciences naturelles au sein de cette institution des Nations unies, a affirmé accompagner le gouvernement congolais depuis 1960. A l’en croire, cette institution apporte un appui structurel et normatif. « La gestion des déchets est l’un des piliers dans lesquels l’Unesco intervient à Kinshasa et dans d’autres provinces de la RDC », a-t-il fait savoir.Intervenant à son tour, Jean Mangalibi, coordinateur de l’ONG ‘‘Les amis de na nature et des jardins’’ (ANJ), a regretté la négligence de la nature par les Congolais et le manque d’écoles ou structures de formation dans les domaines liés à la nature, ainsi que l’aliénation de l’Institut agricole de Mombele, l’école qui l’avait formé, la tentative d’abattre le baobab historique situé au beach Ngobila, tout comme celle de lui reprendre la parcelle où est implantée la pépinière, sur l’avenue Pumbu, à Gombe.
Vincent Kunda et Augustin Bikale ont également abordé ce sujet dans le sens de lancer un appel à l’action et des assurances de l’accompagnement dans cette lutte contre la pollution due aux plastiques.Toutes ces interventions ont donné lieu à des questions auxquelles les différents panelistes ont répondus, pour aboutir au vernissage de l’exposition de l’artiste Masela et à la visite guidée de la pépinière « Mbila ya mboka Kongo ».ACP/L.D.

