Les « fiduciaires » présentés comme rempart aux difficultés des entreprises congolaises

Kinshasa 5 juin 2026 (ACP).-Le recours à une fiduciaire a été présenté comme un moyen pour les entreprises évoluant en République démocratique du Congo, d’améliorer leurs conditions de fonctionnement et de prévenir les difficultés pouvant compromettre leur croissance, lors d’une soutenance de thèse de doctorat, vendredi à l’Université pédagogique nationale, à Kinshasa.

« Il est indéniable que le développement économique constitue une aspiration majeure pour de nombreux pays du tiers-monde, dont la République démocratique du Congo. Il devient alors crucial de réfléchir aux mesures susceptibles d’améliorer les conditions de fonctionnement des entreprises et de prévenir les difficultés qui pourraient compromettre leur croissance. C’est précisément dans cette perspective que nous avons analysé l’importance, pour les entreprises congolaises, de recourir aux services de fiduciaires, que ce soit lors de leur création, tout au long de leur vie opérationnelle ou en période de difficultés, voire pendant leur liquidation », a déclaré le chef de travaux Justin Mandevo, auteur de la thèse.

Selon le récipiendaire, les analyses ont montré que les variables « Recours à une fiduciaire » et « Existence de services d’audit interne » influencent significativement les chances d’amélioration des conditions de vie d’une entreprise.

« Toutes deux sont statistiquement significatives avec des valeurs inférieures à 0,05. Plus précisément, le recours à une fiduciaire augmente significativement les chances d’une entreprise de ne pas rencontrer de difficultés   », a-t-il révélé.

Médiateur institutionnel et acteur de gouvernance

Le chercheur a insisté sur le fait que la fiduciaire n’est pas un simple exécutant technique chargé de la tenue comptable ou des déclarations fiscales, martelant qu’elle est un acteur de la gouvernance apportant un encadrement comptable, fiscal, juridique, social et parfois même stratégique.

« Dans un environnement congolais marqué par une instabilité économique, une réglementation fiscale complexe et une administration souvent lourde, la fiduciaire agit comme un médiateur institutionnel. Elle traduit les obligations légales en actions concrètes, accompagne la planification des charges et favorise la transparence dans la gestion financière », a-t-il ajouté.

« La fiduciaire permet également de réduire les asymétries d’information, de sécuriser les opérations et d’améliorer la gouvernance. En renforçant le respect des dispositions fiscales, elle contribue aussi à accroître les ressources financières du Trésor public, et  apparaît comme un maillon essentiel du développement économique congolais », a conclu l’impétrant.

ACP/N.

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