La RDC à l’ère de la professionnalisation de la valorisation scientifique (Ministre de l’Enseignement supérieur)

Kinshasa, 4 mars 2026 (ACP).- La fusion des volets enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovation technologique marque l’entrée officielle de la République démocratique du Congo dans l’ère de la professionnalisation de la valorisation scientifique, a dit mercredi, la ministre de tutelle, lors du lancement d’une session de formation à Kinshasa.

« La réforme en cours est globale et systémique. Elle se décline à travers un certain nombre d’axes complémentaires. (…) La fusion des volets enseignement supérieur et universitaire et recherche scientifique et innovation technologique, voulue par le Chef de l’État, visait précisément cette cohérence stratégique », a déclaré Marie-Thérèse Sombo, ministre de l’Esu.

Elle a précisé que la session de formation dédiée aux métiers d’accompagnement et de valorisation des résultats de recherche, invention et innovations est au cœur de cette architecture réformatrice. 

« La science ne doit plus rester confinée dans les bibliothèques. La recherche ne doit plus s’arrêter aux soutenances des thèses. L’innovation ne doit plus mourir dans les tiroirs administratifs. Elle doit devenir une véritable richesse nationale », a-t-elle martelé, avant de procéder au vernissage d’un livre retraçant les résolutions des états généraux de Lubumbashi en 2021, afin de consolider la réforme du système d’enseignement supérieur et universitaire en RDC.

« L’ouvrage intitulé +État généraux de l’enseignement supérieur et universitaire en République démocratique du Congo+ fruit du travail collectif d’une quarantaine de chercheurs, constitue une mémoire scientifique et un repère historique important pour notre secteur. Ce livre retrace les résolutions des États généraux de Lubumbashi en 2021, éclaire les fondements, analyse les dynamiques, les résistances et les perspectives, et jette les bases solides pour la consolidation de la réforme de notre système d’enseignement supérieur et universitaire », a fait savoir la prof. Marie-Thérèse Sombo.

De son côté, le coordonnateur de l’incubateur du génie scientifique congolais a expliqué que les participants suivront 62 modules de deux à quatre heures chacune couvrant l’ensemble de la chaîne de valorisation de la création et gouvernance des structures à la propriété intellectuelle, du business plan à la fiscalité des start-up, etc.

« Ces immersions permettront, entre-autres, l’ingénierie des prototypes, le dialogue direct avec les industriels, l’expérimentation des mécanismes d’incubation ainsi que l’analyse des contraintes réelles du marché », a révélé le professeur Antoine Tshimpi.

Au total, 72 enseignants-chercheurs, cadres d’entreprises, experts industriels et commerciaux sont mobilisés comme formateurs. Parmi les institutions représentées du côté des formateurs, l’on peut citer entre autres, les universités de Kinshasa, Lubumbashi, Goma, et la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), ainsi que l’Institut national de préparation professionnelle (INPP). Le monde militaire est associé afin d’intégrer la dimension des innovations stratégiques.

Par ailleurs, les ministères du Commerce extérieur, de l’Industrie, de l’Entrepreneuriat et des PME sont mobilisés.

ACP/UKB

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