Le 2ème vice-président du Sénat-RDC  en justice contre un directeur général  pour diffamation

Kinshasa, 4 mars 2026 (ACP).-Le 2ème vice-président du Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) a saisi le procureur général près la Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe d’un cas  de diffamation  contre sa personne, de la part du directeur général d’une brasserie, a appris l’ACP, mercredi, dans une conférence de presse.

« M. Etienne Saada « Managing Director Bralima-DR Congo » a saisi par un courriel le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat en vue de dénoncer une certaine participation de mon requérant dans une société créée de toute pièce au nom la BRALIMA Sud-Kivu dont la forme et la dénomination sociale restent encore un mystère », lit-on dans une déposition d’avocat rendu public par  Modeste Bahati, 2ème vice-président de la chambre haute du Parlement, au cours de cette matinée de presse.

D’après ce document,  les déclarations de M. Saada  ternissent non seulement l’image de Bahati en tant que haute personnalité politique du pays, mais aussi
et surtout sont dépourvues de tout fondement et constituent des préventions de faux en écriture et usage de faux, imputations dommageables et/ou diffamation, ainsi que de dénonciation calomnieuse, infractions prévues et punies par les dispositions du code pénal livre II.

Selon  M. Bahati,  « comment peut-on imaginer que moi qui suis victime des affres de l’agression dans l’Est du pays où j’ai perdu plusieurs personnes proches et dont tout mon patrimoine est systématiquement ravi, occupé de force par l’AFC-M23 soutenu par le Rwanda y compris ma résidence, mes hôtels, mes véhicules, mes immeubles et usines, que je puisse composer avec mes bourreaux », s’est indigné le président statutaire de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A)

Et de renchérir : «  le paradoxe est qu’au moment où le pays est  affecté par cette guerre, des malins, des jaloux, de faux renseignant des flatteurs et des courtisans, s’emploient à me diaboliser à Kinshasa, à me prêter des intentions que je n’ai pas et à m’opposer au Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi  qui bénéficie de ma loyauté et de mon apport politique et stratégique ».

Comme pour mettre un terme à toute suspicion liée à cette affaire, le conférencier a invité quiconque voudrait avoir des informations supplémentaires sur ce dossier de la Bralima Bukavu, de s’adresser au ministre des Finances, Doudou Fwamba et/ou  celui de la Coopération régionale, Floribert Anzuluni.

Pour rappel, la société Heineken
propriétaire de la Bralima a vendu la succursale de la Bralima Bukavu à une société  dans laquelle, il a été inséré le nom de M. Bahati en qualité d’actionnaire, qui selon le concerné, a été fait à dessein de nuire à ses intérêts, alors qu’il n’est ni demandeur ni propriétaire des parts sociales dans
ladite société.

ACP/Célestin Lutete

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