Kinshasa, 6 avril 2026 (ACP).- Les migrants sud-américains expulsés des États-unis d’Amérique sont en séjour légal à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo ( RDC), a rassuré le Chef de l’Etat congolais, lors d’une conférence de presse, mercredi, à la Cité de l’ Union africaine.
» Il n’y a pas de statut juridique. Ils sont en séjour légal parce qu’ils ont un visa qui est en bonne et due forme et qui sera renouvelé au besoin, en attendant de voir quelles décisions ils vont prendre, quelles orientations ils prendront pour leur vie. Nous comprenons qu’en ce moment, psychologiquement, ils doivent être aussi déstabilisés parce que, comprenez-les, au départ, ils rêvaient de vivre le rêve américain et aujourd’hui, ils vivent le rêve congolais. Un pays qu’ils ne connaissaient sûrement pas, qu’ils n’avaient jamais visualisé sur la carte du monde », a declaré Félix Tshisekedi, devant la presse nationale et internationale, à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa.
« Nous avons passé avec le partenaire américain, j’insiste sur le terme « partenaire », parce qu’entre partenaire, entre amis, on se fait, on se rend des services. Et ici, c’est un simple service que les Américains nous ont demandé, en nous priant d’héberger les individus qui ont demandé l’asile aux États-Unis et qui ont été déboutés de ce droit d’asile. Et donc, nous l’avons accepté amicalement, tout simplement, parce que c’était ce que les Américains voulaient. », a-t-il renchéri.
D’après lui, le Gouvernnement congolaise a posé des conditions sur le statut de ces migrants.
« La première condition que nous avons posée, c’est que ce ne soient pas des « bad boys », donc des mauvais citoyens. La seconde, c’était qu’ils ne viennent pas ici comme des détenus, parce qu’il y en a parmi eux qui avaient été détenus dans les prisons aux États-Unis, pas pour des voies de fait, mais simplement parce que c’était dans des camps de centres de détention. Donc ce n’était pas parce qu’ils n’étaient pas en séjour légal. », a expliqué le Président Tshisekedi.
À l’en croire, ces étrangers seront libres de quitter le pays à tout moment et sans appui financier de l’Etat congolais.
» On a commencé un processus qui fera que ces individus seront libres à tout moment de quitter la RDC. Et lorsqu’ils l’auront décidé, aucun sou ne sortira du trésor congolais. Ils seront libres pour les raccompagner dans leur pays d’origine. Nous n’avons fait que leur donner l’abri s’ils le veulent. Parce que si demain ils décident de partir, personne, ni rien ne pourra les en empêcher. »
I/T Priorité à la démarche diplomatique
À une autre question sur le volet diplomatique « privilégié » par rapport au front militaire, le Président Tshisekedi s’est montré favorable à cette approche de résolution de l’agression rwandaise qui permet de contourner les difficultés actuelles de l’armée dues à une infiltration profonde.
« Aujourd’hui, nous savons que notre armée avait été infiltrée, notre armée avait été minée de l’intérieur et détruite de l’intérieur parce qu’il y avait des plans machiavéliques visant à prendre une partie de notre territoire national. C’est ça la vérité. Et donc, face à cette dure réalité, on n’avait pas d’autre choix que de jouer la diplomatie au maximum. Et je crois que ça nous a réussi. C’est aussi une autre arme, la diplomatie », a-t-il soutenu, ajoutant que des efforts sont en cours, la montée en puissance de l’armée nationale, malgré la guerre d’agression.
« Il faut donc se rendre compte de la réalité et essayer de jouer sur toutes les possibilités que nous avons. Et nous en avons, moi je peux le dire aujourd’hui, font vraiment des exploits parce que pendant qu’il y avait cette guerre, nous, nous avons mobilisé les ressources nécessaires et nous avons fait des exploits afin de pouvoir monter cette armée en puissance », a signalé Félix Tshisekedi .
ACP/C.L.

