Kinshasa, 3 novembre 2026 (ACP).- L’engagement d’une organisation non gouvernementale dans la lutte contre la désinformation sur la maladie à virus Ebola a été salué, lundi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), lors de la présentation du rapport annuel 2026, selon un communiqué consulté mardi par l’ACP.
«Je salue l’engagement de Journaliste en danger (JED) en faveur de la liberté de la presse et de la protection des journalistes. La désinformation autour de la maladie à virus Ebola compromet les efforts de prévention, alimente la méfiance envers les structures sanitaires et fragilise la riposte épidémique», a indiqué Nicolas Lianza, directeur de cabinet, représentant le ministre de la Communication et médias, cité dans le communiqué de la cellule de communication dudit ministère.
Selon M. Lianza, le ministre a mis en avant le rôle des médias, dont les radios communautaires, dans la sensibilisation des populations, grâce à leur proximité et à l’utilisation des langues locales.
«Le porte-parole du Gouvernement poursuit sa collaboration avec le ministère de la Santé afin d’assurer une communication sanitaire régulière, transparente et accessible, conformément à la dynamique impulsée par le Président de la République», a-t-il fait savoir, ajoutant que le ministre de la Communication a déploré les menaces, les arrestations arbitraires et les pressions auxquelles sont confrontés les journalistes, notamment dans l’Est du pays, une région confrontée à la guerre imposée par le Rwanda.
Il a, en outre, encouragé JED et d’autres organisations professionnelles à renforcer la documentation des violations, tout en garantissant la confidentialité des témoignages, l’anonymat des personnes exposées et la sécurité des sources.
Quant à la carte d’identité professionnelle des journalistes, le premier journaliste de la RDC entend apporter un accompagnement technique à l’Union nationale de la presse du Congo en vue de numériser et de dématérialiser sa délivrance, a expliqué le représentant du ministre de la Communication et médias.
«La liberté de la presse, garantie par la Constitution, doit s’exercer dans le respect de la loi, de l’éthique et de la déontologie, tout en rappelant aux autorités leur obligation de garantir la sécurité des journalistes», a-t-il dit.
À travers cette démarche, le ministère de la Communication et médias entend poursuivre le dialogue avec les organisations professionnelles et contribuer à la création d’un environnement médiatique favorable à une information fiable et respectueuse des droits fondamentaux. ACP/Yem/Ndj

