Marché du carbone en RDC : le Sénat recommande le renforcement du contrôle parlementaire

Kinshasa, 22 octobre 2026 (ACP).- Une commission environnementale du Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) a recommandé jeudi, au cours d’une séance plénière, le renforcement du contrôle parlementaire dans son rapport sur le projet de loi autorisant la ratification de l’ordonnance-loi relative au régime juridique du carbone en RDC.

«Rendre effective la part revenant aux communautés locales et aux peuples autochtones, telle que prévue à l’article 40, alinéa 5, de la présente ordonnance-loi ; assurer un suivi régulier de l’impact socioéconomique des projets carbone et renforcer le contrôle parlementaire», a lu le sénateur Muya Muboyayi, rapporteur de la Commission environnement, développement durable, ressources naturelles et tourisme.

Les membres de ladite commission ont sollicité le renforcement des mécanismes de transparence des transactions carbone, proposant la création d’un fonds fiduciaire indépendant pour gérer l’argent destiné aux communautés locales.Parmi leurs recommandations, la commission a préconisé la tenue des états généraux du marché du carbone en RDC.

Ce projet de loi portant ratification de l’ordonnance-loi n° 26/016 du 7 septembre 2026 portant régime juridique du marché du carbone en RDC a finalement été voté au cours de la même séance plénière.

«Sur les 109 membres qui composent le Sénat, 74 ont voté oui, aucun n’a voté non et aucune abstention n’a été enregistrée. Je signale que ce projet de loi sera transmis à l’Assemblée nationale, conformément à l’article 135, alinéa 1er, de la Constitution», a indiqué Jean-Michel Sama, président du Sénat.

La RDC mise sur les opportunités du marché du carbone

Cette commission, présidée par le sénateur Ngoyi Kasanji, a auditionné, il y a quelques jours, Marie Nyange, ministre de l’Environnement, sur le contexte du marché du carbone.

Dans son exposé, la ministre a rappelé l’opportunité stratégique et financière majeure que représente ce cadre pour la RDC.

En s’inscrivant dans la continuité des mécanismes internationaux établis depuis 1997 et consolidés par l’Accord de Paris de 2015, la RDC entend concilier la conservation de ses puits de carbone avec l’amélioration des conditions de vie des populations locales, a dit la ministre.

Cette réforme, a-t-elle ajouté, a commencé par la certification et la monétisation des forêts de la RDC.

«Face au retard accumulé depuis 1997, la RDC entend s’inscrire, à la suite de la ratification de cette loi, dans le processus de conformité et d’éligibilité aux bénéfices qu’apporte le marché du carbone», a-t-elle conclu. ACP/Célestin Lutete

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